Mobilis : 12 ans de prison requise dans une affaire de corruption

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A picture taken on May 2, 2015 shows the Court House in the Algerian capital Algiers. From April 26, 2015, three corruption cases involving former or current Ministers are being investigated at Algiers court and at the National Assembly. AFP PHOTO / FAROUK BATICHE / AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

La Chambre pénale de la Cour de justice d’Alger a annoncé que les jugements dans l’affaire de corruption impliquant l’opérateur public de téléphonie mobile Mobilis seront prononcés la semaine prochaine.

Cette affaire, qui secoue l’établissement public économique, met en cause 10 prévenus accusés d’avoir conclu un marché suspect entre ATM Mobilis et un complexe de sociétés étrangères et algériennes, causant des pertes colossales au Trésor public, estimées à plus de 1000 milliards de dinars. Le procureur de la Cour de justice d’Alger a requis des peines sévères contre les principaux accusés. Une peine de 10 ans de prison ferme a été demandée à l’encontre de l’ancien président de Mobilis, de l’ancien chef du département des réseaux et services, ainsi que du responsable du comité d’évaluation technique et financière de l’appel d’offres. Ces derniers font également l’objet d’un mandat de dépôt. Des peines encore plus lourdes ont été requises contre d’autres accusés, notamment le directeur de la SARL DATA MENA et le chef de la commission des marchés de cette même organisation. Les chefs d’accusation incluent l’incitation d’agents publics à abuser de leur influence pour obtenir des avantages indus, la dilapidation délibérée de fonds publics, le bénéfice de privilèges injustifiés, ainsi que le blanchiment et la dissimulation de produits criminels issus d’actes de corruption. Ces faits, d’une gravité exceptionnelle, ont mis en lumière des dysfonctionnements majeurs au sein de l’opérateur télécom. Cette affaire fait suite à une première condamnation prononcée le 7 février dernier par le tribunal économique et financier de Sidi M’hamed. À l’époque, les accusés avaient écopé de peines d’emprisonnement allant de 3 à 12 ans. Ce verdict avait déjà suscité une vive controverse, mettant en exergue les enjeux de la lutte contre la corruption dans les institutions publiques algériennes. Le jugement final est attendu la semaine prochaine.

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