BRICS : un nouvel allié pour Alger ?

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L’Algérie vient de franchir une étape décisive en rejoignant la Nouvelle Banque de développement (NBD) des BRICS, une institution créée en 2015 pour financer des projets d’infrastructure et de développement durable. Cette adhésion, officialisée après l’accord de la neuvième réunion annuelle de la NDB au Cap en août 2024, marque un tournant stratégique pour Alger, qui s’inscrit désormais dans une dynamique mondiale visant à rééquilibrer les forces économiques face aux institutions financières traditionnelles.

Dilma Rousseff, présidente de la NBD, n’a pas caché son enthousiasme, saluant le « rôle important » de l’Algérie dans l’économie africaine et mondiale. Riche en ressources naturelles – notamment le pétrole et le gaz – et dotée d’une position géographique stratégique à la croisée de l’Afrique du Nord et du Sahel, l’Algérie apporte un potentiel de croissance indéniable. Rousseff a promis un partenariat « fiable et digne de confiance », axé sur des projets à fort impact pour soutenir le développement durable algérien. De quoi alimenter les ambitions d’Alger, qui cherche à diversifier son économie et à renforcer son rayonnement continental.

Pour le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, cette adhésion reflète une conviction profonde : la NBD peut offrir des « solutions alternatives et innovantes » pour promouvoir la résilience des économies émergentes. À l’heure où les institutions comme le FMI et la Banque mondiale sont souvent critiquées pour leurs conditionnalités strictes, les BRICS proposent une alternative séduisante, axée sur la coopération sud-sud. L’Algérie, déjà engagée dans des partenariats stratégiques au Sahel, voit dans cette alliance un levier pour financer ses projets d’infrastructure et accélérer sa transition énergétique.

Mais ce choix n’est pas sans enjeux. Intégrer les BRICS, c’est aussi s’aligner sur un bloc qui défie l’ordre économique occidental, au risque de froisser des partenaires historiques. L’Algérie devra naviguer avec prudence pour maintenir ses relations avec l’Union européenne, premier client de ses exportations de gaz, tout en tirant parti des opportunités offertes par la NBD. Sur X, des internautes saluent un « pas vers l’indépendance économique ». Cette union entre l’Algérie et les BRICS pourrait faire d’Alger un acteur clé du développement africain, en attirant des investissements pour des projets structurants.  Riad

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