Sahara occidental : l’ONU dénonce le Maroc

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Un rapport accablant des Nations unies, publié il y a quelques jours, jette une lumière crue sur les agissements du Maroc dans le Sahara occidental. Ce document met en garde les autorités marocaines contre des violations flagrantes des droits humains des Sahraouis, orchestrées à travers une campagne de destructions et de déplacements forcés le long de la côte atlantique. Ces zones, au cœur du référendum d’autodétermination, sont devenues le théâtre d’une stratégie qui interroge la bonne foi de Rabat.

Le rapport pointe une politique délibérée : des centaines de maisons, propriétés privées, ont été rasées ou incendiées entre 2022 et 2024, forçant leurs occupants à l’exil. Ces terrains confisqués servent désormais à des projets touristiques et d’énergie verte, attirant des multinationales comme Engie, GE Vernova ou Enim, avides d’exploiter ces espaces vidés de leurs habitants. Cette spoliation, orchestrée sous couvert de développement, révèle une logique économique qui prime sur les droits fondamentaux, au mépris du droit international.

L’ONU ne s’arrête pas là : elle dénonce une dégradation alarmante des conditions humaines, marquée par des intimidations et une oppression croissante contre les Sahraouis. Dans une lettre adressée au palais royal, les rapporteurs exigent des explications et appellent le Maroc à honorer ses engagements en matière de droits humains, tout en réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Pourtant, les défenseurs des droits humains sur place accusent Rabat d’une manœuvre plus insidieuse : modifier les données démographiques en encourageant l’installation massive de Marocains, diluant ainsi l’identité sahraouie.

Sur les réseaux sociaux, des voix s’indignent face à une communauté internationale souvent silencieuse. Ce rapport, s’il met à nu ces exactions, risque de rester lettre morte sans pression internationale ferme. Le Maroc, en poursuivant ces politiques, ne se contente pas de violer les droits des Sahraouis ; il compromet la paix dans une région déjà fragilisée. À moins d’une action décisive, ce cri d’alarme pourrait se perdre dans les sables du Sahara occidental. Il est temps que l’ordre mondial se mobilise, impose des sanctions et mette fin à cet outrage flagrant contre les lois de l’ONU, pour restaurer la justice et le respect du droit international.  Riad

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