Sajjil, l’arme qui inquiète Tel-Aviv

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Alors que la guerre entre l’Iran et l’entité israélienne atteint des sommets critiques, un nom résonne avec une intensité nouvelle : le missile balistique Sajjil. Déployé par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) lors de la 12e vague de frappes contre Israël, ce vecteur iranien a été qualifié d’« exceptionnel » par des sources militaires israéliennes, impressionnées par sa puissance, sa portée et sa capacité destructrice. Utilisé récemment dans la région de Gush Dan, incluant Tel-Aviv, un de ces missiles s’est distingué par une charge explosive supérieure à la moyenne et une trajectoire complexe, défiant les systèmes d’interception israéliens et marquant une première dans ce conflit.

Une technologie redoutable

Le Sajjil, missile sol-sol à deux étages propulsé par du propergol solide, se distingue par sa rapidité de déploiement et sa mobilité, évitant les procédures longues de ravitaillement qui caractérisaient les anciens Shahab. Avec une portée estimée entre 2 000 et 2 500 km, il peut frapper Israël, les bases américaines du Golfe ou même le sud de l’Europe, transportant une charge utile d’environ 1 000 kg – potentiellement conventionnelle ou nucléaire selon certains analystes. Cette autonomie logistique le rend moins vulnérable aux frappes préventives, renforçant son statut de menace stratégique.

Le succès du Sajjil à percer le Dôme de fer, malgré les multiples couches antimissiles déployées, expose les limites actuelles de la défense israélienne face à des missiles plus rapides et imprévisibles. Des experts cités par « Israel Hayom » soulignent que sa combinaison de masse explosive et de trajectoire complexe rend son interception « très difficile avec les moyens actuels », un aveu qui inquiète Tel-Aviv et ses alliés.

Plus alarmant encore, le Sajjil est entièrement conçu et produit par l’Iran, démontrant une maîtrise des technologies de propergol solide, jusque-là réservée aux grandes puissances. Cette autonomie réduit la dépendance de Téhéran aux importations ou aux dérivés nord-coréens, compliquant les stratégies de dissuasion. Au-delà de sa performance, son usage envoie un message politique clair : l’Iran dispose d’une capacité de frappe crédible, forçant Israël, les États-Unis et leurs partenaires à réévaluer leur posture sécuritaire. Certains y voient un équivalent non nucléaire de la dissuasion massive, rééquilibrant les rapports de force.         Riad

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