Sécurité routière : un combat national

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L’Algérie amorce un tournant décisif dans sa lutte contre le fléau des accidents de la route, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune.

Profondément marqué par le récent drame de Constantine, où un accident de bus a fait 27 blessés, le pays a placé la sécurité routière au cœur de ses priorités, avec des mesures audacieuses dévoilées mardi. Ces décisions, prises en présence de figures comme le Général Saïd Chanegriha et les ministres concernés, s’attaquent aux racines du « terrorisme routier » – vétusté des véhicules, négligence des infrastructures et comportements dangereux – pour transformer les routes algériennes en espaces de vie plutôt que de deuil.

Le chef de l’Etat a ainsi présidé une réunion d’urgence sur le secteur des transports, marquant un tournant dans la lutte contre le fléau des accidents de la route. Ouverte par un recueillement en mémoire des victimes du récent drame de Constantine, cette séance a mis en lumière un terme choc : le « terrorisme routier ». Face à des lacunes criantes – véhicules vétustes, routes mal entretenues, conducteurs imprudents –, le présidentTebboune a lancé une offensive sans précédent, transformant un problème routier en priorité nationale. Cette prise de position, soutenue par des mesures concrètes, appelle à une mobilisation collective pour sauver des vies.

Le « terrorisme routier » n’est pas une exagération. Les accidents, comme celui de Constantine ayant fait 27 blessés, tuent chaque année des centaines d’Algériens, semant la peur sur des axes comme l’autoroute Est-Ouest. Tebboune a ordonné l’importation immédiate de 10 000 bus neufs, sous la supervision du ministère de l’Industrie, et une livraison massive de pneus, ciblant l’obsolescence des flottes. Mais au-delà de l’équipement, il a imposé une réforme législative à soumettre au prochain Conseil des ministres, renforçant les contrôles sur les conducteurs – tests antidrogues et psychotropes inclus – et imputant la responsabilité civile aux auteurs d’accidents. Cette fermeté vise à éradiquer les comportements meurtriers qui transforment les routes en champs de bataille.

Une nouveauté historique étend cette responsabilité aux auto-écoles, aux organismes de contrôle technique, et aux entreprises d’entretien routier, souvent pointées du doigt pour leur négligence. La Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale sont chargées d’intensifier les patrouilles pour faire respecter le code de la route, un combat qualifié de lutte contre le « terrorisme routier ». Cette expression, forte et symbolique, reflète la gravité d’un problème où la vitesse, l’alcool ou la drogue causent des tragédies évitables. Elle résonne comme un avertissement : laxisme et impunité n’ont plus leur place. Riad

 

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