Passeports falsifiés : cinq ans de prison pour les accusés

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La cour d’Alger a durci les peines mardi 2 septembre dans une affaire retentissante de falsification de passeports et de cartes d’identité au profit de ressortissants syriens, infligeant cinq ans de prison ferme à trois accusés, dont des fonctionnaires.

Ce jugement, rendu par la chambre pénale du tribunal de Dar El-Beida, confirme la sentence initiale contre 20 prévenus, dont 12 déjà détenus, marquant une escalade dans la lutte contre la corruption administrative.

L’affaire, remontant au 28 février 2024, a éclaté après une plainte du chef du service des documents biométriques de la municipalité de Djelfa, qui avait détecté la délivrance frauduleuse de titres d’identité à des étrangers dépourvus de nationalité algérienne. L’enquête a révélé que 13 Syriens, dont 12 mineurs, avaient obtenu des cartes d’identité nationales et des passeports biométriques sans certificats de nationalité requis. Principalement des employés de la commune de Djelfa, les accusés sont poursuivis pour introduction frauduleuse de données dans un système automatisé, constitution d’une association de malfaiteurs et abus de pouvoir, des infractions graves relevant de la loi sur la prévention de la corruption.

Les investigations ont mis en lumière un réseau organisé, impliquant un employé communal et d’autres complices, qui a permis cette falsification. Ce scandale expose les failles sécuritaires et administratives, soulignant l’urgence de renforcer les contrôles. La cour, en alourdissant les peines, envoie un signal clair, mais la portée de cette décision dépendra des mesures futures pour prévenir de telles dérives. Riad

 

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