Santé des élèves : le poids des cartables

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La rentrée scolaire ramène un rituel familier : le choix du cartable, cet objet tant attendu par les enfants, symbole de leurs rêves et de leurs efforts. Couleurs vives, formes variées, matières solides – chacun y met son cœur. Mais derrière cette joie se cache une préoccupation croissante : le poids de ces cartables, qui s’alourdit chaque année au primaire, menace la santé des plus jeunes.

Maux de dos, tensions cervicales : les plaintes affluent, et parents comme spécialistes s’alarment. À l’heure où des études fixent une limite stricte à 10 % du poids de l’enfant, cette charge excessive devient un enjeu de santé publique.
Face à ce fléau, des solutions émergent timidement. Certains parents optent pour des trajets à pied, en voiture ou en transport, soulageant ainsi leurs enfants du fardeau. D’autres misent sur les cartables à roulettes, une alternative pratique mais encore sous-utilisée. Pourtant, ces initiatives individuelles ne suffisent pas. Alors que les salles de classe résonnent des premiers cours, le cartable reste un outil indispensable, mais son poids pèse sur l’avenir physique des élèves.
Sur les réseaux sociaux, les appels fusent : « Protégeons nos enfants ! » s’exclame-t-on, tandis que d’autres demandent « Pourquoi l’école ne fait rien ? ». Cette problématique exige une réponse collective. Écoles, éditeurs, fabricants et autorités doivent s’unir pour alléger les programmes, privilégier le numérique ou revoir les contenus imposés. La santé des enfants ne peut être sacrifiée sur l’autel de traditions éducatives dépassées.
Sous un ciel nocturne d’Alger, il est temps de transformer cette inquiétude en action concrète. Les cartables doivent redevenir des compagnons d’apprentissage, et non des fardeaux. Agir aujourd’hui, c’est investir dans une génération en pleine croissance – un devoir que nous ne pouvons esquiver. Riad

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