Corruption d’État : Cinq ans ferme pour Sarkozy

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France's former president Nicolas Sarkozy (C) arrives for the verdict in his appeal trial in the so-called Bygmalion case, at the courthouse, in Paris, on February 14, 2024. A Paris court will on February 14, 2024 issue its verdict in a case involving former French president Nicolas Sarkozy who is appealing a one-year jail sentence for illegal campaign financing. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

La justice française a tranché : Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs dans le cadre du retentissant dossier du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Dans son jugement rendu par le tribunal judiciaire de Paris, la cour souligne des « faits d’une gravité exceptionnelle », estimant qu’ils sont de nature à **« altérer la confiance des citoyens en ceux qui les représentent ».
L’ex-chef de l’État a été condamné à cinq ans de prison, dont mandat de dépôt avec effet différé, assorti d’une amende de 100 000 euros, d’une interdiction des droits civiques et d’une inéligibilité de cinq ans.
Cette décision historique constitue une chute sans précédent pour un ancien président de la Ve République. La condamnation va au-delà du cas personnel de Nicolas Sarkozy : elle jette une lumière crue sur un système de corruption politique à l’échelle internationale, où les frontières entre intérêts privés, argent sale et pouvoir d’État se brouillent dangereusement.
Déchu de la Légion d’honneur, Nicolas Sarkozy devient désormais le symbole d’un État dévoyé, prêt à pactiser avec des dictatures pour financer une ambition personnelle.

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