Assemblée populaire nationale : Bouzred présente le projet de loi de finances 2026

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Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présenté dimanche, devant l’Assemblée populaire nationale (APN), le projet de loi de finances (PLF) 2026, lors d’une séance plénière présidée par Brahim Boughali, président de l’Assemblée et en présence de membres du gouvernement.

A cette occasion, le ministre a affirmé que le projet de loi intervient dans un contexte national marqué par une « reprise progressive de l’économie, portée par les efforts du gouvernement dans les différents secteurs », mettant en avant « les efforts continus de l’Etat en matière d’encouragement de l’investissement, de diversification de l’économie, de relance des grands projets structurants et de développement des exportations ». Le texte qui devra être soumis au vote des députés le 18 novembre courant, constitue faut-il le souligner, un document-clé pour fixer le cap de la politique économique et budgétaire à conduire en 2026, mais également pour esquisser une trajectoire triennale jusqu’à 2028 quant aux choix de gestion et d’allocation des dépenses de l’État. Bien qu’intervenant dans une conjoncture pétrolière moins confortable que celle ayant prévalu durant les deux années précédentes, le PLF 2026 n’induit pas moins un train de dépenses en hausse pour soutenir la dynamique nationale de développement socio-économique, éludant en ce sens toute mesure de rabotage budgétaire ou d’austérité. Le projet écarte également toute augmentation de la pression fiscale et toutes nouvelles taxes pouvant grever la croissance économique ou le pouvoir d’achat des ménages, tablant, en contrepartie, sur des mesures d’élargissement de l’assiette fiscale et d’optimisation des recouvrements et de la mobilisation de nouvelles ressources pour conforter les recettes ordinaires de l’État et réduire graduellement le déficit du Trésor. Un déficit qui ne manquera sans doute pas de susciter le débat au Parlement quant aux moyens de le financer et d’éviter son emballement, l’État ayant du reste déjà engagé de vastes et profondes réformes pour préserver la soutenabilité de ses dépenses en veillant surtout à discipliner et à améliorer l’efficacité de sa politique budgétaire à travers de nouveaux critères d’allocation de ressources disponibles en mode « budget, programmes et objectifs». Centré ainsi sur la poursuite des efforts visant à optimiser la mobilisation de recettes ordinaires et à assurer une efficience optimale en termes d’allocation de l’argent public, tout en veillant à conforter la politique de soutien au pouvoir d’achat et à la croissance économique, le PLF 2026 prévoit, faut-il le noter, des recettes globales de plus de 8009 milliards de dinars et des dépenses totales en hausse à plus de 17.636 milliards de dinars, contre un montant de 16.794 milliards de dinars pour le budget de l’exercice en cours. Basé sur un prix de référence fiscal du baril de pétrole brut fixé à 60 $US et un prix de marché à 70 $US, le texte, tel qu’indiqué dans son rapport de présentation, table sur une poursuite de la « dynamique positive » de l’activité économique nationale sur les trois prochaines années, avec un taux de croissance global projeté à 4,1% en 2026, 4,4% en 2027 et 4,5% en 2028. Une trajectoire favorable qui devrait ainsi être « principalement portée par les performances attendues des secteurs hors hydrocarbures », est-il noté dans le même document, qui fait ressortir par ailleurs une évolution des recettes et des dépenses budgétaires qui devraient dégager des déficits globaux du Trésor en recul successivement de 12,4% du PIB en 2026 à 11,4 % du PIB en 2027 puis à 11,2% en 2028.

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