Le tribunal du pôle économique et financier de Sidi M’hamed a rendu ce lundi un verdict retentissant, condamnant trois anciens candidats à la présidence à dix ans de prison ferme. Saïda Neghza, présidente influente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Belkacem Sahli, ancien ministre, et Abdelhakim Hamadi ont été reconnus coupables de fraudes massives lors de la collecte des parrainages pour l’élection présidentielle de septembre 2024. Les autres accusés, une dizaine de cadres dont des élus locaux, des proches de Neghza – dont son fils – et plusieurs citoyens, ont écopé de peines allant de cinq à sept ans de prison.
Ces sanctions, d’une sévérité rare, s’appuient sur des charges graves : abus de confiance, détournement de fonds et violation des règles de transparence financière. Le procureur a dénoncé des pratiques frauduleuses présumées qui auraient entaché leurs campagnes électorales, mêlant politique et soupçons de financements occultes. Ce scandale, qui éclabousse des figures influentes, met en lumière les tensions autour de l’intégrité des processus électoraux en Algérie.































