États-Unis : Le règne du caïd Trump

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Donald Trump, de retour à la Maison-Blanche, multiplie les décisions controversées avec l’appui d’Elon Musk. Face à cette Amérique en mutation, Richard Gere, légende hollywoodienne et militant de la première heure, a lancé une charge sans précédent contre l’ex-président lors des Goya 2025. Un duel symbolique entre deux visions du pouvoir, entre populisme et résistance artistique.

Trump mène une révolution conservatrice accélérée, soutenu par Elon Musk, devenu son allié improbable. Ensemble, ils promeuvent une politique énergétique agressive : Retrait des accords climatiques, exploitation massive des énergies fossiles. Allégements fiscaux pour les milliardaires, suppression de garde-fous sociaux. Usage accru de l’IA pour le contrôle migratoire, partenariats public-privé controversés (SpaceX et l’armée). Et le plus effrayent, Donald Trump, a affirmé que les Palestiniens n’auraient pas le droit au retour dans le cadre de son plan pour Gaza.

Cette « alliance des titans » séduit une base électorale nostalgique de la « grandeur américaine », mais inquiète les défenseurs des libertés civiles. « Ils transforment l’Amérique en laboratoire du capitalisme autoritaire », dénonce Noam Chomsky.

C’est dans ce climat que Richard Gere, 75 ans, a reçu un  ‘’Goya d’honneur’’ pour ses 50 ans de carrière. Loin des traditionnels remerciements, l’acteur a transformé la cérémonie en tribune politique : « Nous avons une brute, un gangster, à la Maison-Blanche », a-t-il lancé, qualifiant l’ex-président de « symbole d’un autoritarisme mondial montant».  Un discours d’autant plus retentissant que Gere, installé à Madrid depuis 2024, incarne un exil culturel volontaire, refusant de « vivre sous un régime qui bafoue ses valeurs ».

Le discours de Richard Gere rappelle une vérité oubliée : dans l’Amérique de Trump, le cinéma reste un espace de dissidence. Mais face à la machine de guerre médiatique de l’ex-président – renforcée par les réseaux sociaux de Musk –, les voix critiques suffiront-elles à éveiller les consciences ?  Comme le murmurait Gere en quittant la scène des Goya : « La lumière des projecteurs doit aussi éclairer les ténèbres.»

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