Gazoduc transsaharien : l’Algérie et le Nigeria passe à la vitesse supérieure

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Dans une avancée majeure pour l’intégration énergétique africaine, l’Algérie, le Nigeria et le Niger viennent de sceller des accords clés pour relancer le projet de gazoduc transsaharien (TSGP). Signés lors de la quatrième réunion ministérielle du comité de pilotage, ces textes incluent une mise à jour de l’étude de faisabilité, un mécanisme de compensation et un engagement de confidentialité entre les géants énergétiques Sonatrach (Algérie), NNPC LTD (Nigeria) et SONIDEP (Niger).

Porté par les ministres de l’Énergie des trois pays, ce partenariat trilatéral marque une étape décisive. Mohamed Arkab (Algérie) a salué un « progrès notable », insistant sur la volonté commune de concrétiser le TSGP « dans des délais et coûts compétitifs ». Objectif affiché : finaliser d’ici 2024-2025 une étude actualisée intégrant les enjeux techniques, économiques et sécuritaires de ce méga-projet.

Avec ses 4 128 km de tuyaux traversant le désert, le TSGP ambitionne d’acheminer 30 milliards de m³ de gaz nigérian vers l’Algérie, plaque tournante pour l’exportation vers l’Europe. Un projet phare pour sécuriser les approvisionnements énergétiques du Vieux Continent tout en dynamisant les économies ouest-africaines. Reste à lever les défis financiers (coût estimé à 13 milliards $) et géopolitiques, dans une région en quête de stabilité.

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