INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : 50.000 spécialistes à former d’ici 2030

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L’Algérie accélère la mise en œuvre de sa Stratégie nationale d’intelligence artificielle (IA), avec l’ambition de renforcer ses capacités humaines, technologiques et scientifiques dans un domaine devenu un enjeu majeur de modernisation. La formation de 50.000 spécialistes à l’horizon 2030 figure parmi les principaux objectifs retenus dans cette démarche.

La mise en œuvre de cette stratégie se poursuit à travers un dispositif de coordination associant les différents secteurs concernés. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé la deuxième réunion de coordination consacrée au suivi de l’application de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle, en présence de représentants des ministères concernés. Cette rencontre a permis de franchir une nouvelle étape dans la concrétisation de la feuille de route arrêtée pour le développement de l’IA en Algérie. Cinq commissions thématiques ont ainsi été installées afin de prendre en charge les principaux axes identifiés dans la stratégie nationale. Ces commissions auront pour mission de travailler notamment sur les données et les infrastructures, le financement, les grands modèles de langage, le doctorat en intelligence artificielle ainsi que la formation continue dans ce domaine. Une organisation qui traduit la volonté d’aborder le développement de l’IA à travers plusieurs dimensions, allant de la formation et de la recherche à la mise en place des infrastructures nécessaires. Le développement des compétences constitue l’un des principaux volets de cette stratégie. L’Algérie prévoit ainsi de former 50.000 spécialistes en intelligence artificielle d’ici 2030, afin de renforcer les ressources humaines nécessaires à l’accompagnement de cette transformation. L’effort porte également sur la recherche scientifique. La réunion a notamment abouti à la décision de créer un centre national de recherche en intelligence artificielle et en données, destiné à accompagner les actions engagées dans ce secteur. La formation doctorale en IA figure également parmi les axes pris en charge par les commissions thématiques installées lors de cette rencontre. Il est, par ailleurs, prévu de préparer le lancement de projets de recherche dans le cadre des programmes nationaux de recherche, en fonction des priorités définies. La stratégie nationale ne se limite pas au volet académique et scientifique. Plusieurs projets technologiques ont été retenus à court terme afin de favoriser l’utilisation concrète de l’intelligence artificielle dans différents secteurs. Parmi les projets identifiés figure notamment la réalisation d’un système de gestion fiscale basé sur l’intelligence artificielle. Un autre projet prévoit la création d’un système algérien multisectoriel, destiné à généraliser l’utilisation des outils d’IA. À travers ces projets, l’intégration de l’intelligence artificielle est envisagée comme un levier de modernisation des services publics et de transformation des méthodes de gestion. L’objectif est notamment d’accompagner la transition vers une administration publique moderne et intelligente. Cette deuxième réunion de coordination intervient après celle tenue le 5 août dernier sous la présidence de Kamel Baddari. Cette première étape avait permis la mise en place d’une commission conjointe de suivi chargée de veiller à l’exécution des différentes étapes de la feuille de route, conformément à un échéancier établi. La nouvelle réunion vient ainsi renforcer le mécanisme de suivi et de coordination entre les différents secteurs concernés.

Par Amina L.

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