
Neuf bases militaires permanentes construites en territoire syrien, des centaines de cibles détruites, et une présence affirmée jusqu’à fin 2025 au moins : l’opération « Flèche de Bashan » marque un tournant dans la stratégie israélienne. Une occupation qui interroge sur l’avenir de la région et les limites du droit international.
Depuis deux mois, l’armée israélienne mène l’opération « Flèche de Bashan » en Syrie, une campagne militaire qui a déjà détruit 80 % des capacités militaires syriennes : avions, navires, systèmes de défense aérienne et missiles balistiques. Dans le sillage de cette offensive, Israël a construit neuf sites militaires permanents sur le territoire syrien, du mont Hermon au triangle frontalier du Golan. Ces bases, équipées pour résister aux conditions climatiques extrêmes (notamment les hivers rigoureux), sont conçues pour une présence à long terme. « Nous resterons aussi longtemps que nécessaire», ont déclaré des sources militaires israéliennes, sans fournir de calendrier précis.
Lors d’une visite sur le mont Hermon il y a un mois et demi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a justifié cette présence militaire par une logique de « préemption » : « Agir avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il expliqué. Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large, à savoir ; contrôler les hauteurs du Golan, une zone stratégique pour la sécurité de l’entité sioniste. Empêcher l’Iran et le Hezbollah de renforcer leur présence en Syrie. Affirmer la suprématie militaire israélienne face à des voisins affaiblis.
L’installation permanente de l’entité sioniste en Syrie soulève de nombreuses questions : Une violation du droit international et les réactions de l’Iran et la Russie, alliés de Damas, qui pourraient riposter, ainsi que l’impact sur les populations locales, déjà éprouvées par une décennie de guerre, risquent de subir les conséquences de cette occupation.
Si cette stratégie est saluée par une partie de la population israélienne, elle suscite des critiques croissantes. Sur le plan intérieur, des voix s’élèvent pour dénoncer le coût humain et financier d’une occupation prolongée, et sur la scène internationale, les alliés traditionnels de l’entité sioniste, comme les États-Unis, restent silencieux, tandis que l’Union européenne exprime des « préoccupations ». L’opération « Flèche de Bashan » et l’installation de bases militaires permanentes en Syrie marquent un tournant dans la politique régionale d’Israël. Mais cette stratégie, bien qu’efficace sur le plan militaire, risque d’envenimer les tensions dans une région déjà instable.
Comme le souligne un diplomate européen : « La paix ne se construit pas sur des bases militaires, mais sur des accords diplomatiques. » L’entité sioniste joue avec le feu en s’installant en Syrie. Cela pourrait déclencher une escalade régionale, prévient un analyste géopolitique basé à Beyrouth. Riad





























