L’ambassadeur d’Israël chassé du siège de l’UA !

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C’est une scène rare, presque théâtrale, qui s’est déroulée au siège de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, en marge de sa réunion annuelle. L’ambassadeur d’Israël en Éthiopie, représentant son pays auprès de l’organisation panafricaine, a été expulsé sans ménagement, sous les regards médusés des délégués. Ce coup d’éclat diplomatique, survenu en pleine session, traduit une fracture profonde entre Israël et une partie du continent africain, exacerbée par la guerre en cours dans la bande de Gaza.

L’incident a éclaté lorsque le diplomate israélien a tenté de prendre part aux débats, une présence que plusieurs États membres ont immédiatement perçue comme une provocation intolérable. Dans un climat déjà électrique, alimenté par la colère croissante des opinions publiques africaines face à la politique israélienne envers les Palestiniens, son arrivée a mis le feu aux poudres. Des représentants de pays influents – dont l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, selon des sources proches du dossier – ont élevé la voix, dénonçant une « insulte » au moment où les bombardements à Gaza continuent de faire des victimes civiles. Après une série d’échanges tendus, marqués par des protestations véhémentes, l’ambassadeur a été sommé de quitter la salle, escorté sous haute surveillance par le personnel de sécurité de l’UA.

Ce n’est pas la première fois qu’Israël se heurte à une telle hostilité au sein de l’Union africaine. En 2021, son statut d’observateur, obtenu après des années de lobbying, avait déjà suscité une levée de boucliers, certains États y voyant une tentative de normaliser des relations au détriment de la cause palestinienne, un sujet historiquement sensible sur le continent. Mais cet épisode marque un tournant : jamais un diplomate israélien n’avait été publiquement humilié de la sorte dans l’enceinte de l’UA. Derrière cette expulsion se profile un message clair : pour beaucoup de nations africaines, la solidarité avec le peuple palestinien prime sur les considérations diplomatiques avec Jérusalem.

L’événement soulève aussi des questions sur l’avenir des relations israélo-africaines. Alors qu’Israël a intensifié ses efforts pour tisser des liens économiques et sécuritaires avec des pays comme le Kenya, le Ghana ou le Rwanda, cette mise au ban risque de compliquer ses ambitions. En attendant, à Addis-Abeba, le départ forcé de l’ambassadeur israélien résonne comme un symbole – celui d’un continent qui, face à l’injustice perçue, n’hésite plus à hausser le ton.

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