Le naufrage moral des réseaux sociaux…

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Les réseaux sociaux, autrefois espaces d’échange et de partage, sont aujourd’hui gangrenés par une vague inquiétante de contenus immoraux et de dérives qui sapent les fondements de notre société. Insultes, atteintes à la pudeur, incitation au vice et promotion de comportements déviants : une partie des créateurs de contenu semble avoir trouvé dans la provocation un moyen lucratif d’attirer l’attention et de générer des revenus faciles.

Face à cette déferlante de trivialité, les autorités ont décidé de réagir avec fermeté. Dans plusieurs villes du pays, des influenceurs, connus pour leur vulgarité et leur incitation au vice, ont été interpellés. Une action saluée par de nombreux citoyens, lassés de voir ces figures toxiques imposer leur vision dévoyée de la liberté d’expression et détourner les jeunes des valeurs fondamentales.

Le spirale négative où des individus exploitent le scandale, la nudité et la provocation pour engranger des clics et des abonnés. Leurs messages, souvent destinés à un public jeune phénomène a pris une ampleur telle que des intellectuels, des sociologues et des juristes appellent désormais à un encadrement plus strict des plateformes numériques. L’objectif : enrayer cette et influençable, participent à une érosion progressive des repères sociaux et moraux.

Le divorce, sujet autrefois intime et délicat, est désormais mis en scène et monétisé. Des influenceuses n’hésitent plus à se présenter comme des pionnières de l’émancipation féminine en encourageant ouvertement les séparations et en défiant les traditions. Pire encore, les conflits conjugaux s’exposent au grand jour, transformant les réseaux sociaux en arènes où s’affrontent couples et familles sous le regard voyeuriste des internautes.

Mais la surenchère ne s’arrête pas là. La promotion de comportements contraires aux principes fondamentaux de notre société se fait de plus en plus visible, certains allant jusqu’à encourager l’homosexualité et d’autres dérives sous prétexte de modernité. Ces contenus, en quête perpétuelle de buzz, ne font qu’aggraver un climat social déjà fragilisé par l’absence de régulation et le laxisme des plateformes numériques.

Heureusement, la justice ne reste pas impassible. Plusieurs créateurs de contenu, coupables de propagation du vice et d’atteinte aux bonnes mœurs, ont récemment été arrêtés et poursuivis en vertu des lois en vigueur. La législation algérienne prévoit en effet des peines allant jusqu’à trois ans de prison pour ces infractions. Une riposte nécessaire face à un phénomène qui menace l’équilibre moral et culturel de la société.

Il est temps de se poser les bonnes questions : jusqu’où laisserons-nous les réseaux sociaux devenir un outil de déconstruction des valeurs ? Loin d’être de simples espaces de divertissement, ces plateformes façonnent aujourd’hui les mentalités et influencent profondément les comportements, en particulier ceux des plus jeunes. Si aucune action d’envergure n’est entreprise, nous risquons d’assister, impuissants, à l’effondrement progressif des repères essentiels qui fondent notre identité et notre cohésion sociale.

Il est donc impératif de repenser l’usage des réseaux sociaux et d’imposer des garde-fous. L’éthique numérique ne doit plus être un sujet secondaire mais une priorité. Car en laissant proliférer l’indécence et la médiocrité, c’est l’avenir même de notre jeunesse que nous sacrifions sur l’autel du sensationnalisme et du profit.              Riad 

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