Le président Tebboune face à la presse : cap sur la réforme

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a tenu ce week-end son point de presse périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusé en direct sur les chaînes de télévision.

Cette rencontre a été l’occasion pour le chef de l’État de faire le point sur plusieurs dossiers majeurs, allant de l’économie à la politique intérieure, en passant par les enjeux sociaux.

En ouverture, le président Tebboune s’est félicité du  succès du Salon du commerce interafricain 2025, organisé récemment en Algérie. Il a salué les  capacités organisationnelles nationales, qui ont permis de faire rayonner l’Algérie sur la scène africaine, tout en soulignant la cohérence de cette réussite avec la vision gouvernementale. Dans ce contexte, il a justifié la  nomination du nouveau Premier ministre, Sidi Gharib , en précisant qu’il s’agit d’un homme de terrain, compétent et au fait des enjeux économiques, malgré les pressions subies par ce dernier.

Revenant sur la situation économique, le chef de l’État a exprimé sa fierté vis-à-vis des Algériens, ayant permis, par leur résilience, de ramener le taux d’inflation à moins de 4 %. Un indicateur qu’il a qualifié de « victoire collective ».

Sur le plan politique, Tebboune a annoncé que certaines révisions techniques de la loi électorale étaient en cours. Toutefois, il a fermement assuré que les dispositions  luttant contre la fraude électorale et l’achat de voix resteront inchangées.

Concernant le volet social, le président a confirmé des  augmentations à venir pour les bourses étudiantes, les allocations de chômage et les pensions de retraite. Il a ajouté que le gouvernement poursuivra  l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyens en 2026 et 2027, dans la limite des moyens disponibles de l’État.

Dans un ton plus ferme, le président a dénoncé les effets néfastes de « l’argent sale qui tue la République et l’économie », évoquant l’exemple de la flambée des prix du mouton de l’Aïd, parfois atteignant les  20 millions de centimes. Il a promis de combattre ces dérives jusqu’au bout.

Abordant la question des importations, le président a clarifié la position de l’État : « Pas d’austérité, pas de fermeture, pas de pénurie, mais une régulation ». Il a dénoncé les périodes d’importation chaotique, soulignant que des milliards avaient été dépensés sans bénéfice tangible pour les citoyens. L’objectif aujourd’hui est de trouver l’équilibre entre besoins en importations et soutien à la production locale, avec un cap affirmé vers l’autosuffisance, notamment agricole.

Sur le plan politique, le président s’est montré ouvert au dialogue, précisant qu’il recevait les partis qui en faisaient la demande, à condition que ce dialogue reste constructif et dépourvu de calculs étroits.

Enfin, répondant à une question sur sa présence en Algérie durant ses congés, le président a indiqué avoir passé ses 18 jours de vacances dans une résidence d’État sur le territoire national, affirmant ainsi sa proximité avec les réalités du pays.

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