Le Fmi avant les tensions au Moyen Orient a publié un important rapport sur les perspectives de l’économie mondiale publié en janvier 2026, ou le scénario était déjà mitigé : qu’en sera-t-il après les impacts de la guerre Iran US via Israël où le taux de croissance risque déjà ’très affecté , surtout de la Chine, pénalisant les pays les plus vulnérables dont bon nombre de pays d’Afrique où selon la directrice générale du FMI kristalina Georgieva a averti le 5 mars 2026 que les nouvelles tensions et le conflit au Moyen-Orient mettent à l’épreuve la résilience de l’économie mondiale. Elle a souligné les risques de flambée des prix de l’énergie, d’inflation accrue et de volatilité des marchés, exhortant les décideurs à « penser l’impensable ».
En effet, pour le FMI dans un contexte de tensions intenses, avec des inquiétudes sur les flux via le détroit d’Ormuz, ou transitent entre 20/825% des produits hydrocarbures surtout en direction de l’Asie et en retour les produits indispensables devant de cet espace , les risques principaux en cas de prolongation du conflit seraient le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale via sa sécurité énergétique, notamment Au gré des discours, fonction de la durée du conflit une hausse de l’inflation, pour le FMI une hausse de 10 % du prix du baril peut augmenter l’inflation de 0,2 à 0,3 point, et comme actuellement ou la hausse approche 40% soit au maximum 1,2 point ce qui est énorme avec la hausse des taux d’intérêts, le frein à l’investissement et de vives tensions spéciales, sans compter les déplacements , les pertes humaines,(le drame du Liban) , les coûts supportés par les efforts de guerre des différents partis et les destructions .
Le cours du pétrole connaît entre le début et 11 mars 2026 une volatilité extrême étant passé, selon les discours du président US et les dirigeant iraniens de 115 dollars à 85/90 dollars étant coté le 11 mars 2026 15H GMT à 9O,84 dollars , expliquant le désarroi des commentateurs sur les différents plateaux au niveau mondial , d’où l’importance de connaître la structure de l’économie mondiale afin d’élaborer des scénarios d’anticipation,
Le FMI anticipait donc avant les évènements une croissance économique mondiale résiliente de 3,3 % en 2026 révisée à la hausse grâce à l’IA et aux investissements technologiques et ce avant les tensions géostratégiques au Moyen Orient qui risquent de plomber l’économie mondiale avec un fort taux d’inflation du fait de la forte hausse de s prix de l’énergie Selon ce rapport par zones géographiques, le taux de croissance de s pays développés seraient en 2026 de 2,8%, en premier les USA avec un taux de 2,6% suivi de la zone euro dont le taux de croissance projetée à 1,3% (ou 1,1% à 1,6% selon les sources dont après une récession, l’Allemagne (+1,1% à 1,5%), la France (+1,2% à 1,3%), l’Italie (+0,7%) et l’Espagne (+1,9% à 2,3%). Pour les pays émergents , nous avons une moyenne de 4,O%, la Chine connaissant un taux relativement modeste d’environ 4,5% .
Voici le classement des 20 plus grandes puissances économiques mondiales selon les prévisions du FMI pour 20261.- Etats Unis 31821 milliards de dollars- pour 340 millions d’habitants 2-Chine 20651 pour -3-Allemagne 5328 – 4-Inde 4506- -5- Japon 4464 -6-Royaume Uni 4226 – 7-France 3559- 8-Italie 2702- 9-Russie 2509- 10-Canada 2421- 11-Brésil 2293- 12-Espagne 2042- 13-Mexique 2031-14- Australie 1948- 15-Corée du Sud 1937- 16-Turquie 1576 – 17-Indonésie 1550- 18- Pays Bas 1413- 19- Saoudite 1316- 20- Pologne 1110 milliards de dollar
Pour l’Afrique selon les projections du FMI pour 2026, les économies africaines affichent une résilience notable avec une croissance régionale attendue autour de 4,6 % en Afrique subsaharienne. Le PIB cumulé du continent devrait atteindre environ 3 320 milliards de dollars, soutenu par la diversification, les investissements en infrastructures et les secteurs de l’énergie et du numérique. Pour les 20 premiers pays toujours en termes de PIB nous avons le classement suivant par ordre décroissant selon le FMI corrigeant certains pays avec un PIB à la baisse , au moyen de tests de cohérences qui surestiment leur PIB :
16 Afrique du Sud : 443,64 Md$ -2. Égypte : 399,51 Md$ -3. Nigéria : 334,34 Md$ – 4. Algérie : 284,98 Md$ -5. Maroc : 196,12 Md$ -6. Kenya : 140,87 Md$ -7. Éthiopie : 125,74 Md$ -8. Ghana : 113,49 Md$ -9. Côte d’Ivoire : 111,45 Md$ -10. Angola : 109,86 Md$ -11. Tanzanie : ~94 Md$ -12. RD Congo : 88,13 Md$ -13. Ouganda : ~58 Md$ (estimation tendancielle) -14. Tunisie : ~56 Md$ (estimation tendancielle) -15. Cameroun : ~53 Md$ (estimation tendancielle) -16. Libye : 49,16 Md$ 17. Sénégal : ~40 Md$ (estimation tendancielle) -18. Zambie : ~35 Md$ (estimation tendancielle) -19. Guinée : 30,92 Md$ – 20. Mali : 28,48 Md$
Pour une appréciation objective, un PIB global voilant d’importantes disparités, il s’agit à la fois de diviser le PIB par la population totale et d’éclater le PIB pour calculer le revenu national par couches sociales.. Ainsi nous avons pour les estimations de l’année 2025 : Pour les principaux pays développés – PIB par habitant (Estimations 2025 – FMI) : Luxembourg , $150 000 (PPA) -Suisse, 88 000 € (nominal) – Irlande, $130 000 (PPA) – Singapour, $150 000 (PPA) – Etats Unis : ~$89 599 (PPA) – Norvège, $80 000 (nominal) – Allemagne, $59 925 (nominal) – France, $48.95O (nominal) – Japon, $34 713 (nominal)
En 2025, le PIB par habitant en Afrique affiche de fortes disparités, avec une croissance du PIB réel du continent prévue à 4,1 %. Voici une estimation des 10 pays africains avec le PIB par habitant le plus élevé pour 2025 (basé sur des projections du FMI et Trading Economics :Seychelles (~21 956 USD) –Maurice (~12 519 US – Gabon ~9 303 USD) – Guinée Équatoriale (~8 229 USD)- Libye, (forte volatilité, ~9 861 USD en estimations) suivi par ordre de Botswana 6943 USD- Afrique du Sud , 6667 USD – Algérie, 6O95 USD -Namibie, 4512 USD x- Eswatini 5417 usd et le Cap Vert 37OO
Comme doit être prise en compte surtout en Afrique pour le calcul réel du PIB l’importance de la sphère informelle devant distinguer la sphère informelle productive qui contribue à la valeur ajoutée de la sphère informelle spéculative souvent marchandise qui constitue un transfert
En conclusion le monde connaît en termes de PIB nominal d’importantes disparités où les Etats Unis plus Europe y compris la Grande Bretagne pour une population de moins d’un milliards d’habitants sur environ 8 milliards de la population mondiale totalisent environ 44% du PIB mondial estimé à 117.OOO milliards de dollars en 2025, pour la Chine et l’Inde 35% de la population mondiale (les deux 2,8 milliards d’habitants ) 22% du PIB mondial
ANNEXE
Dans la pratiqué nous avons plusieurs indicateurs pour mesurer la richesse d’une Nation avec des résultats souvent différents
-Le Produit Intérieur Brut (PIB) mesure la richesse créée dans un pays et se calcule principalement selon trois approches, aboutissant au même résultat : la demande (consommation + investissement + dépenses publiques + exportations nettes), la production (somme des valeurs ajoutées) ou les revenus (salaire + profit + impôts)
-La parité du Pouvoir d’Achat (PPA) se calcule en comparant le coût d’un même panier de biens et services dans deux pays différents, exprimé dans leurs monnaies locales respectives. Le taux PPA est le taux de change qui égalise le coût de ce panier .
-Le revenu national par tête (ou RNB par habitant) est un indicateur économique mesurant le Revenu National Brut (RNB) total d’un pays divisé par sa population totale sur une année. Il représente le revenu moyen par habitant, évaluant le niveau de vie et la richesse moyenne, bien qu’il ne reflète pas les inégalités de répartition . Il doit être complété par l’indice (ou coefficient) de Gini qui est un indicateur synthétique mesurant la concentration du revenu national et les inégalités variant entre o( égalité parfaite) et 1 (inégalité maximale) où plus la courbe est éloignée de la diagonale, plus les inégalités sont fortes
-L’Indice de Développement Humain (IDH) est un indicateur composite du PNUD mesurant le bien-être moyen d’un pays selon trois dimensions : l’espérance de vie (santé), le niveau d’éducation (années de scolarisation) et le revenu national brut par habitant (niveau de vie). Il varie de 0 à 1, évaluant le développement humain au-delà de la seule richesse
Mais souvent les investisseurs sont attentifs, outre la bonne gouvernance et la valorisation du savoir au produit brut d’un pays et surtout de sa structure pour déterminer sa performance.
- Par Professeur des universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL
































