PRÈS DE 4 000 VÉHICULES CONCERNÉS : Les bus de plus de 30 ans retirés de la circulation

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Le compte à rebours est lancé pour les autobus les plus anciens. Les directions des transports à travers les wilayas ont entamé la mise en œuvre de l’opération de retrait des véhicules âgés de plus de 30 ans. Cette première phase concerne près de 4 000 autobus, principalement affectés au transport urbain, avant une extension ultérieure aux véhicules de plus de 25 ans.

La mesure semble recueillir l’adhésion des professionnels du secteur. Le président de l’Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), Hocine Bouraba, estime que l’opération se déroule « dans de bonnes conditions ». Les propriétaires concernés commencent ainsi à déposer leurs dossiers auprès des directions des transports, conformément aux procédures arrêtées par les autorités. Pour les professionnels, le retrait de ces véhicules devenus vétustes répond à une nécessité de sécurité, mais aussi à une réalité économique. L’entretien des autobus anciens représente en effet une charge importante pour leurs propriétaires, alors que la rentabilité de nombreuses lignes reste limitée. Si le principe du retrait ne semble pas susciter de véritable opposition, les délais de mise en œuvre constituent, en revanche, le principal sujet d’inquiétude des transporteurs. L’enjeu est de permettre aux opérateurs de remplacer rapidement leurs anciens véhicules et d’éviter toute perturbation dans le fonctionnement des lignes. L’ONTA plaide ainsi pour une accélération de la procédure, idéalement avant la rentrée sociale. Le retrait de l’autorisation de circulation et d’exploitation donnera aux propriétaires concernés la possibilité d’engager les démarches nécessaires au renouvellement de leur matériel. L’opération prévoit également le retrait définitif et la destruction des autobus concernés, en collaboration avec la Société nationale de récupération et de valorisation (SNVR). Cette première étape devrait servir de référence avant l’élargissement du dispositif aux véhicules de plus de 25 ans. La deuxième étape, prévue ultérieurement, devrait concerner près de 30 000 autobus âgés de plus de 25 ans à l’échelle nationale. Une opération de plus grande ampleur qui nécessitera, selon les professionnels, une organisation efficace et un accompagnement renforcé. Pour faciliter le renouvellement du parc, l’État prévoit plusieurs mesures d’aide en faveur des propriétaires qui souhaitent acquérir de nouveaux autobus. Selon le président de l’ONTA, ces mesures comprennent notamment une participation de l’État à hauteur de 20 % du prix du véhicule, ainsi que l’exonération de la TVA et des droits de douane. Les transporteurs pourront également bénéficier d’un mécanisme permettant d’étaler le remboursement du coût du nouveau véhicule sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans. Pour l’ONTA, cet accompagnement est d’autant plus nécessaire que les propriétaires des autobus les plus anciens connaissent, pour beaucoup, des difficultés financières. La faiblesse du rendement de certaines lignes et le maintien inchangé des tarifs du transport collectif depuis 2013 pèsent lourdement sur leurs capacités d’investissement. L’organisation appelle, dans ce contexte, à une implication accrue des établissements bancaires afin de faciliter l’accès au financement, notamment pour les opérateurs exploitant des lignes dont la rentabilité demeure faible. Amina L.

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