Les milices mercenaires russes Wagner ont annoncé vendredi leur retrait du Mali après quatre mois d’opérations controversées dans la région du Sahel. Dans une courte vidéo diffusée sur leurs comptes Telegram, la milice a déclaré : « Nous avons accompli notre mission principale, toutes les capitales régionales sont revenues sous le contrôle des autorités légitimes, la mission est accomplie. » Wagner revendique avoir éliminé des milliers de terroristes, mais ce départ soudain, après avoir initialement annoncé un engagement de quatre ans, soulève des interrogations sur les véritables motivations de Moscou.
Ce retrait constitue un revers majeur pour la junte militaire malienne, dirigée par Assimi Goïta. Selon des sources médiatiques européennes, Bamako aurait tenté de négocier avec Moscou pour prolonger la présence de Wagner, mais la Russie aurait catégoriquement refusé, insistant sur la fin de la mission. Ce désengagement intervient alors que le Mali traverse une crise politique profonde, marquée par des tensions internes au sein du gouvernement militaire. Sur les réseaux sociaux, des rumeurs circulent, prédisant une chute imminente du régime de Goïta dans les prochaines heures, bien que ces spéculations restent invérifiables.
Le bilan de Wagner au Mali est controversé. Si la milice affirme avoir stabilisé les régions stratégiques, des internautes dénoncent des exactions : villages détruits, milliers de civils tués sous couvert de « lutte antiterroriste ». Alors que la menace djihadiste persiste dans le Sahel, le départ de Wagner pourrait fragiliser davantage un Mali déjà isolé, confronté à une insécurité croissante et à un régime vacillant. Riad






























