Une onde de choc traverse la scène politique algérienne à l’approche des résultats définitifs des élections sénatoriales. L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a disqualifié plusieurs candidats soupçonnés d’avoir financé leurs campagnes avec de l’argent de la corruption, plongeant les principaux partis, notamment le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), dans une crise sans précédent.
Selon des sources proches du dossier, un nombre significatif d’élus y compris des têtes de liste ont été écartés des scrutins pour non-respect des règles de transparence financière. Cette purge ciblerait en priorité les formations historiques. Le RND, engagé dans 47 wilayas, aurait vu plusieurs de ses candidats recalés, malgré des alliances stratégiques avec le MSP (Mouvement de la société pour la paix) et El-Bina dans des circonscriptions à risque. Le FLN, présent dans 58 wilayas, subit lui aussi le contrecoup des exclusions, plongeant sa campagne dans un flou stratégique.
Ces disqualifications, justifiées par l’ANIE au titre de l’ordonnance 21/01 sur la loi électorale, réduisent drastiquement les chances des partis concernés. La règle est claire : toute candidature ne remplissant pas les conditions prévues par la loi organique peut être rejetée par décision motivée, notifiée sous 48 heures au candidat.
Les résultats définitifs, attendus dès la semaine prochaine, ne devraient pas clore le dossier. Plusieurs exclus comptent déposer un recours devant le tribunal administratif, voire la cour d’appel selon des sources juridiques. Une perspective qui menace d’allonger le calendrier électoral et d’électrifier le climat politique.
Si l’autorité électorale se targue d’appliquer une tolérance zéro contre la corruption, des voix au sein des partis visés par ces exclusions s’élèvent pour discréditer cette purge, perçue par essence comme une menace pour leurs intérêts. Une rhétorique qui masque mal les manœuvres d’élus soupçonnés de vouloir acheter une immunité contre d’éventuelles poursuites, transformant le scrutin en bataille judiciaire autant qu’éthique. Riad






























