Tunisie : des peines de prison records dans un procès pour complot d’État

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Un tribunal tunisien a prononcé, samedi 19 avril, des peines de prison allant jusqu’à soixante-six ans à l’encontre de quarante personnes accusées de complot contre la sûreté de l’État et d’appartenance à un groupe terroriste, selon des médias locaux.

Le procès, inédit par son ampleur et ses implications politiques, visait plusieurs figures de l’opposition au président Kaïs Saïed, dont certaines sont emprisonnées depuis deux ans, d’autres en liberté ou en exil. Selon le parquet antiterroriste, les peines varient entre treize et soixante-six ans, en fonction du degré d’implication des prévenus.

Parmi les condamnés figurent des personnalités connues de la scène politique et civile : des avocats, des militants, des hommes d’affaires, ainsi que des anciens hauts responsables. La militante féministe Bochra Belhaj Hmida, l’ex-directrice du cabinet présidentiel Nadia Akacha et l’intellectuel franco-tunisien Bernard Henri-Lévy, tous en exil, ont écopé de trente-trois ans de prison.

D’autres figures politiques de premier plan, telles qu’Issam Chebbi (Al-Joumhouri), Jaouhar Ben Mbarek (Front de salut national), Ghazi Chaouachi (ex-ministre), Ridha Belhaj (avocat) et la militante Chaïma Issa, ont été condamnées à dix-huit ans de réclusion.

Kamel Eltaïef, homme d’affaires influent, a reçu la peine la plus lourde : soixante-six ans. Khayam Turki, ancien cadre du parti Ettakatol, a été condamné à quarante-huit ans.

Par ailleurs, les anciens dirigeants d’Ennahda, Abdelhamid Jelassi et Noureddine Bhiri, ont été respectivement condamnés à treize et quarante-trois ans. Le directeur de la radio Mosaïque FM, Noureddine Boutar, a écopé de dix ans, tandis qu’un courtier en automobile, Hattab Slama, a été condamné à quatre ans.

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