Un nouveau centre de données dédié à l’IA inauguré à Oran

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Le ministre algérien des Postes et Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a lancé cette semaine la construction d’un centre de données spécialisé dans l’intelligence artificielle (IA) à Oran, dans le quartier Akid Lotfi. Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à positionner l’Algérie comme un acteur clé de l’innovation technologique en Afrique.

Bien que les spécifications techniques du site n’aient pas été dévoilées, ce centre promet de fournir des ressources technologiques de pointe aux chercheurs, startups et universités. Une initiative cruciale alors que le pays table sur une contribution de 7 % de l’IA à son PIB d’ici 2027. Le président Abdelmajid Tebboune, qui promeut une « Algérie numérique » compétitive sur le continent, voit dans ces infrastructures un pilier de sa vision économique et géostratégique.

Ce projet s’ajoute à plusieurs initiatives récentes. En novembre 2023, un premier centre de données a été inauguré à Alger par l’Assemblée nationale populaire. Parallèlement, le géant chinois Huawei a annoncé un partenariat avec le gouvernement pour construire un autre centre, sans toutefois préciser son calendrier ou son envergure. Ces développements s’articulent avec le Plan d’action Chine-Afrique pour la coopération numérique (2024-2026), qui prévoit la réalisation de 20 projets d’infrastructures numériques sur le continent, incluant réseaux 5G, villes intelligentes et hubs e-commerce.

Si l’Algérie affiche des ambitions élevées, son marché des centres de données reste modeste comparé aux géants du secteur (hyperscalers). Aucun acteur international majeur n’y est encore implanté, et l’offre locale repose sur des entreprises comme HostArts, Ayrade, ICOSNET ou ISSAL, principalement basées à Alger et Oran. Le pays devra donc accélérer ses investissements, améliorer la connectivité et attirer des partenaires étrangers pour concrétiser ses objectifs.

L’Algérie mise sur ces infrastructures pour renforcer son leadership régional, dans un contexte où la Chine émerge comme un partenaire incontournable pour la transition numérique africaine. Si les projets concrets du plan sino-africain restent flous, l’appétit pour les data centers et l’IA ouvre une course stratégique, où Alger entend bien occuper une place centrale.

La concrétisation de ces projets et leur intégration dans les réseaux continentaux seront déterminantes pour mesurer l’impact réel de l’Algérie dans la révolution numérique africaine. Riad

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