UNE MENACE POUR UN MILLION D’INDIVIDUS : La famine officiellement déclarée à Ghaza

0
212

L’ONU a officiellement déclaré la famine à Ghaza, la première à toucher le Moyen-Orient, après que ses experts ont averti que 500.000 personnes se trouvaient dans un état catastrophique ».

La famine à Ghaza « aurait pu être évitée » sans « l’obstruction systématique » de l’entité sioniste, a déclaré le responsable de la coordination des affaires des Nations unies, Tom Fletcher. « Cette famine va et doit nous hanter tous », a-t-il martelé. Selon des experts de l’ONU, plus d’un demi-million de personnes à Ghaza affrontent des conditions « catastrophiques », le niveau de détresse alimentaire le plus élevé du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), caractérisé par la famine et la mort. Ce chiffre, basé sur informations recueillies jusqu’au 15 août, devrait monter à presque 641.000 d’ici fin septembre. Selon l’IPC, il s’agit de la détérioration la plus grave de la situation depuis le début de ses analyses dans la bande de Ghaza. L’IPC a rappelé qu’une famine est en cours lorsque trois éléments sont réunis : au moins 20% des foyers (un sur cinq) doivent affronter un manque extrême de nourriture, au moins 30% des enfants de moins de cinq ans (un sur trois) souffrent de malnutrition aiguë, et au moins deux personnes sur 10.000 meurent de faim chaque jour. Cette situation est le résultat de l’escalade des agressions sionistes contre les Ghazaouis ces derniers mois, qui ont entraîné des déplacements massifs de population, combinés à des accès restreints aux approvisionnements alimentaires causés par l’entité sioniste. Par ailleurs, le Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a souligné que la famine confirmée à Ghaza « peut encore être contrôlée par un cessez-le-feu », alors que le génocide sioniste se poursuit dans l’enclave palestinienne depuis octobre 2023. « Des mois d’avertissements sont restés lettre morte. La famine est désormais confirmée dans la ville de Ghaza. C’est la conséquence directe de l’interdiction de la nourriture et d’autres produits de première nécessité pendant des mois, y compris par l’UNRWA », a écrit M. Lazzarini dans un message publié vendredi sur les réseaux sociaux.. Selon le Commissaire général de l’UNRWA, « la propagation de la famine peut encore être contrôlée par un cessez-le-feu et en permettant aux organisations humanitaires de faire leur travail et d’apporter de l’aide aux personnes affamées ».  « Il est temps de faire preuve de volonté politique », a conclu M. Lazzarini dans son message.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici