Annoncé par la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, un « mécanisme proactif » est déjà en place afin d’anticiper l’augmentation de la demande sur les viandes, rouge et blanche, durant le Ramadhan. Mme Amel Abdellatif, dans ses réponses, aux députés de l’APN a précisé qu’une première autorisation d’importation, de près 30 000 tonnes, a été validée.
Le ministère promet également un contrôle en temps réel de la station des marchés. Une « cellule de suivi » centralisée devra notamment analyser l’évolution des prix, et signaler les éventuels dysfonctionnements. En effet, près de trois mois avant le début du mois du Ramadan, prévu vers le 15 février prochain, la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, a fait savoir que les démarches pour l’importation d’une « quantité initiale de 29 545 tonnes » sont lancées. Les livraisons, ajoute la ministre, devront s’étaler sur une période relativement longue, « allant du 15 janvier au 15 mars 2026 », afin d’anticiper la hausse de la demande attendue avant le Ramadan. Une opération, note la responsable, qui fait partie d’un « plan rigoureux visant à garantir l’approvisionnement du marché national et réguler les prix ». Son secteur, et les ministères de l’Agriculture et du Commerce extérieur, ont également multiplié les réunions avec les importateurs de viande. Il a été demandé à ces derniers, selon la ministre, de « signer des engagements officiels ». Notamment sur le respect du programme d’approvisionnement et les délais de livraison. Quant à la vente au détail, la ministre laisse entendre que la formule adoptée ces deux dernières années sera reconduite. La responsable, explique, en ce sens que « plusieurs points de vente relevant des groupes public et privé » seront ouverts. Il s’agira, en coordination avec les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture, de faire en sorte que la « disponibilité » soit garantie. Quant au prix de vente aux consommateurs, la ministre explique qu’il sera réglementé. Même chose pour « le plafonnement » des marges bénéficiaires des importateurs et distributeurs. Mme Amel Abdellatif, précise également que les autorités n’éclatent pas la possibilité d’une importation de bétail vivant destiné à l’abattage » en cas de hausse de la demande. Quant au contrôle de la qualité des marchandises importées, et notamment des viandes, la ministre du Commerce intérieur, a fait savoir jeudi que les capacités du Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage (CACQE) ont été récemment renforcées. Huit laboratoires mobiles de fabrication algérienne, dotés d’équipements de pointe, « ont été réceptionnés », afin de contrôler les produits sur le terrain. La ministre explique que ces nouvelles acquisitions, faites « conformément aux instructions du président de la République, visant à renforcer l’action de contrôle en laboratoire », s’ajouteront aux capacités existantes : Le laboratoire national d’essais spécialisé dans le contrôle des produits industriels, mais aussi les « 42 laboratoires actifs » du CACQE. A ce titre, on apprend que la capacité d’analyse cumulée de ces structures s’élève à « 20 000 échantillons par an ». Ainsi, sur les « 13 826 échantillons de produits alimentaires et non alimentaires » traités au cours des 10 premiers mois de l’année, 11 816 échantillons, soit un taux de 85,5% étaient conformes aux normes lors des analyses microbiologiques et physico-chimiques. Un taux jugé positif, selon la ministre, il « reflète une évolution notable en termes du respect par les opérateurs des règles techniques et sanitaires ».






























