Un décret exécutif publié au Journal officiel : Le métier d’armurier de nouveau réglementé

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Le gouvernement a adopté un cadre réglementaire strict pour encadrer la vente, l’importation et la réparation des armes de chasse et de leurs munitions, avec la publication du décret exécutif 26-92 au Journal officiel numéro 12. Ce texte vise à moderniser le secteur des armureries, tout en renforçant la surveillance et la traçabilité des armes en circulation.

Le décret précise les conditions d’exercice de la profession d’armurier et introduit des obligations nouvelles pour les professionnels déjà en activité. Ces derniers disposent d’un délai de six mois pour se mettre en conformité avec les exigences, sous peine de sanctions. Parmi ces exigences, seules certaines catégories d’armes peuvent être commercialisées aux civils autorisés : les fusils de chasse et leurs munitions, les armes blanches, les armes de tir et de salon, ainsi que les modèles historiques ou de collection. Le décret fixe également un profil clair pour les armuriers : l’activité est réservée aux personnes âgées d’au moins 25 ans et ne peut être exercée par des individus ayant été condamnés pour fraude, infractions aux stupéfiants ou autres crimes graves. La nationalité algérienne devient également un critère indispensable. Les entreprises doivent être entièrement constituées et gérées par des Algériens, et toute armurerie doit obtenir une autorisation préalable du wali ainsi que l’accord du ministre de la Défense nationale. En ce qui concerne l’approvisionnement, le texte privilégie les armes et munitions produites localement via les établissements relevant du ministère de la Défense nationale. L’achat auprès d’autres armuriers autorisés ou la récupération de fusils auprès de détenteurs agréés est également possible. L’importation d’armes de la cinquième catégorie reste encadrée et nécessite des autorisations spécifiques des ministres de l’Intérieur et de la Défense nationale. Pour mieux superviser la circulation des armes de chasse, le décret prévoit la création d’un fichier national des armuriers, géré par les services du ministère de l’Intérieur, ainsi que d’un fichier local tenu par chaque wilaya. Des contrôles mensuels permettront de vérifier la conformité des armureries et le respect des règles en vigueur. Cette réforme illustre la volonté des autorités de concilier sécurité publique et développement professionnel. Elle vise à réduire les risques liés à la circulation illégale des armes, à améliorer la régulation du secteur et à offrir un cadre plus sûr pour les citoyens et les professionnels. Si vous voulez, je peux créer une version encore plus “grand public”, presque comme un guide pratique pour armuriers et chasseurs, avec un style très simple et des sous-titres qui expliquent point par point ce qu’il faut savoir.  Par Amina L.

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