Le cimetière de Sidi Benhaoua dans un piteux état : Où sont passées les Associations de quartier ?

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Lors d’une visite sur les lieux, un constat particulièrement alarmant a été relevé au niveau du cimetière de Sidi Benhaoua, situé dans la commune de Mostaganem. Le site funéraire, censé être un espace de recueillement et de respect pour les défunts et leurs familles, présente aujourd’hui un état de dégradation avancé marqué par un manque d’entretien visible.

En effet, les herbes sèches et sauvages ont envahi les allées du cimetière, recouvrant par endroits les tombes elles-mêmes, rendant difficile, voire impossible, l’accès à certaines sépultures. À cela s’ajoute la présence de déchets et de bouteilles en plastique abandonnées sur place, donnant l’image d’un lieu laissé à l’abandon, loin de la dignité que requiert un espace de repos éternel. Plusieurs familles venues se recueillir sur les tombes de leurs proches ont exprimé leur indignation face à cette situation. Elles ont rencontré de grandes difficultés pour circuler à l’intérieur du cimetière et accéder aux carrés funéraires, appelant à une intervention urgente des autorités locales pour le nettoyage et l’entretien du site. « Même les morts ne sont pas épargnés », a déploré un visiteur, s’interrogeant sur la responsabilité des familles des personnes enterrées face à cette situation jugée inacceptable. Un appel pressant est lancé aux citoyens et aux Association de quartiers de Mostaganem afin de prendre en charge ce cimetière dans lequel presque tous leurs proches sont enterrés. Ils estiment qu’une opération de nettoyage, de désherbage et de réhabilitation est devenue indispensable pour redonner au lieu sa dignité et permettre aux familles de se recueillir dans de bonnes conditions. Par ailleurs, certains visiteurs proposent la mise en place d’une équipe permanente chargée de l’entretien quotidien des cimetières de la commune, afin d’éviter ce type de dégradation récurrente. « Pourquoi ne pas dégager une équipe dédiée aux cimetières pour assurer leur entretien quotidien et empêcher les herbes sauvages d’envahir les lieux », s’interroge un citoyen, estimant qu’une telle mesure permettrait de préserver durablement ces espaces sensibles et d’éviter leur détérioration.  Par Tayeb Bey Abdelkader

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