VISAS ET MÉMOIRE: le président Tebboune fixe les lignes rouges de l’Algérie

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Lors de son entretien périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusé lundi soir, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a apporté d’importantes clarifications sur plusieurs dossiers d’actualité nationale et internationale, réaffirmant les positions constantes de l’Algérie sur des questions majeures, notamment celles liées aux visas et à la mémoire.

En effet, dans un contexte marqué par des débats récurrents en France sur les relations algéro-françaises, le chef de l’État a tenu à rappeler, avec fermeté, les positions constantes de l’Algérie, en mettant fin aux interprétations et aux déclarations qui lui ont été attribuées. S’agissant de la question des visas, le président Tebboune a démenti de manière catégorique les informations laissant entendre que l’Algérie aurait sollicité un quota ou un volume déterminé de visas pour ses ressortissants. Cette mise au point intervient après les réactions provoquées, en France, par les déclarations de l’ambassadeur de France à Alger évoquant un éventuel quota de visas destiné aux citoyens algériens. Le chef de l’État a tenu à préciser que cette question n’a jamais été abordée dans les termes rapportés. « Le président algérien n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas ou parlé de visas », a-t-il affirmé, insistant sur le fait que cette clarification s’adressait « d’abord aux Algériens avant nos amis français ». Une déclaration qui vise à dissiper toute ambiguïté et à rappeler que la position de l’Algérie sur ce dossier n’a connu aucune évolution par rapport à ses principes. En revenant sur ce sujet, le président de la République a également souligné la nécessité d’éviter les interprétations susceptibles d’alimenter des polémiques inutiles ou de déformer la nature des échanges entre les deux pays, réaffirmant ainsi que les relations bilatérales doivent être abordées dans le respect mutuel et loin des lectures partisanes ou médiatiques. Le dossier mémoriel a également occupé une place importante dans cet entretien. Le président Tebboune a réaffirmé la ligne constante de l’État algérien concernant les questions liées au passé colonial, en rejetant les affirmations selon lesquelles l’Algérie exigerait des excuses officielles ou des indemnisations. Le chef de l’État a été sans équivoque sur ce point, affirmant n’avoir « jamais demandé d’excuses » ni « jamais demandé d’indemnisation ». Il a rappelé que la démarche de l’Algérie s’inscrit dans une vision fondée sur la reconnaissance de la vérité historique et le respect de la mémoire nationale, loin de toute logique de compensation financière. Dans le même registre, le président de la République a tenu à souligner que l’Algérie demeure attachée à la préservation de sa dignité et de sa souveraineté. « L’Algérie ne fera jamais la manche », a-t-il déclaré, réaffirmant ainsi que les principes défendus par l’État algérien dans le traitement de la question mémorielle relèvent d’une exigence de vérité historique et de respect mutuel, et non d’une quelconque revendication matérielle. En rappelant les positions officielles de l’Algérie, le président Tebboune a réaffirmé que les relations avec la France doivent s’inscrire dans un cadre de dialogue serein, fondé sur le respect réciproque, la souveraineté des États et la fidélité aux constantes nationales qui guident la diplomatie algérienne.Par Amina L.

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