Algérie-France : la campagne anti-algérienne et l’héritage de l’OAS   

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Lors d’une conférence à la faculté de droit d’Alger, à l’occasion du double anniversaire de la création de l’UGTA et de la nationalisation des hydrocarbures, « Salah Goudjil », président du Conseil de la nation (Sénat algérien), a accusé des cercles politiques français d’être les héritiers idéologiques de l’ « Organisation de l’armée secrète (OAS) », groupe ultracolonialiste responsable de massacres durant la guerre d’indépendance algérienne (1954-1962).

Sans nommer explicitement l’OAS, Goudjil a évoqué les « crimes commis entre le 19 mars et le 2 juillet 1962 », période marquée par la politique de la « terre brûlée » menée par cette organisation, opposée aux accords d’Évian. Selon lui, « ceux qui attaquent l’Algérie aujourd’hui en France sont les descendants des colons qui ont pratiqué cette politique » et qui « continuent dans la même voie ».  Il a également rappelé les massacres de 1945 (Sétif, Guelma et Kherrata), qualifiant ces événements de « retour de la France à une politique d’extermination », et affirmant que des prisonniers européens de la Seconde Guerre mondiale avaient été « armés » pour participer aux tueries.

Le président du Sénat a pointé du doigt le Rassemblement national (RN), qu’il décrit comme l’héritier du Front national (FN), fondé dans les années 1970 par Jean-Marie Le Pen avec « un noyau d’anciens de l’OAS et de nostalgiques de l’Algérie française ». Pour Goudjil, ces acteurs « prétendent défendre le peuple français tout en s’y opposant », promouvant selon lui un « néocolonialisme » à travers des campagnes de dénigrement contre l’Algérie.

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