Le ministère de l’Agriculture a annoncé, hier soir, l’arrivée à Alger du premier navire transportant 15 000 têtes de moutons, dans le cadre du programme d’importation de bétail destiné à l’approvisionnement du marché national à l’occasion de l’Aïd El-Adha, conformément à la décision du Président de la République. Le navire, en provenance de Roumanie, a accosté ce dimanche au port d’Alger.
L’opération de déchargement a débuté en présence des membres de la commission sectorielle chargée de la supervision et de l’encadrement de ce programme. Parmi eux figuraient les secrétaires généraux des ministères de l’Agriculture et du Développement rural, de la Pêche et des Productions halieutiques, ainsi que celui du Transport. Cette présence avait pour objectif de s’assurer des conditions d’accueil et des moyens mobilisés pour cette première cargaison, qui sera suivie par d’autres arrivages dans différents ports algériens. Sur place, le SG du département de l’Agriculture a évoqué devant les médias, les prix de vente des moutons importés pour l’Aïd el-Kebir 2025 en Algérie. « Les prix n’ont pas encore été fixés. Ils seront déterminés dans les prochains jours », a expliqué le numéro deux du ministère de l’Agriculture, en précisant que les prix des animaux ramenés de l’étranger seront à la « portée de tous les citoyens ». Le même responsable a assuré que tous les ports d’Algérie sont mobilisés et a loué les efforts déployés par les walis pour fluidifier cette opération. Confrontée à la diminution de son cheptel et à la hausse des prix du bétail, l’Algérie a décidé le 8 mars dernier d’importer jusqu’à un million de moutons pour l’Aïd el-Adha 2025 qui sera célébré début juin prochain. La décision a été prise par le président Abdelmadjid Tebboune. L’Espagne et la Roumanie figurent parmi les pays fournisseurs des bêtes destinés au rituel du sacrifice du mouton en Algérie. La diminution du cheptel en Algérie est due à plusieurs facteurs : sécheresse, abattage des agnelles, réduction des pâturages, hausse de l’aliment de bétail… Le 22 mars, le président Tebboune a annoncé des « lois strictes » pour réprimer notamment le « phénomène de l’abattage d’agnelles ». Ismain






























