Trois candidats à l’élection présidentielle du 7 septembre 2024 comparaîtront le 7 avril prochain dans l’affaire dite de « l’achat de signatures d’élus », impliquant également 79 autres prévenus. Parmi eux figurent Saida Naghza, Belkacem Sahli et Abdelhakim Hamadi, accusés d’avoir obtenu des soutiens électoraux en échange de sommes allant de 2 000 à 5 000 dinars algériens, comme l’ont révélé les enquêtes judiciaires.
Ce procès mettra en lumière un vaste système de corruption politique, révélant comment l’influence et l’argent ont été utilisés pour fausser le processus électoral. Les prévenus seront jugés devant la chambre pénale économique et financière pour des délits tels que l’octroi d’un avantage indu, l’abus d’influence, la corruption électorale, l’escroquerie et l’abus de fonction.
Par ailleurs, le juge d’instruction a ordonné la mise sous contrôle judiciaire de trois des candidats impliqués, tandis que 68 autres prévenus avaient déjà été placés en détention provisoire en août dernier. L’affaire touche également la famille de Saida Naghza, dont un fils est sous contrôle judiciaire, un autre en détention provisoire, et un troisième en fuite, visé par un mandat d’arrêt international.
Ce scandale jette une ombre sur l’intégrité du processus électoral et souligne l’ampleur des pratiques frauduleuses ayant entaché la collecte des signatures nécessaires à la candidature présidentielle.






























