Cancer : un espoir pour les enfants

0
561

Un décret exécutif signé par le Premier ministre Mohamed Nadir Al-Arbaoui marque une avancée significative dans la prise en charge des enfants atteints de cancer.

En autorisant les moins de 18 ans bénéficiant d’une couverture sociale, ou leurs ayants droit, à accéder à des traitements par radiothérapie dans des établissements de santé privés agréés, ce texte ouvre une nouvelle ère pour les familles confrontées à cette maladie dévastatrice. Publié au Journal officiel, ce décret, fruit d’une convention type entre ces cliniques et la sécurité sociale, promet des conditions organisées et sécurisées, mais soulève aussi des enjeux cruciaux sur l’application et l’équité.

Ce décret répond à un besoin urgent. Les infrastructures publiques, souvent surchargées, peinent à offrir des soins spécialisés, notamment en radiothérapie, un traitement vital pour les jeunes patients. En intégrant les cliniques privées, l’Algérie cherche à pallier ces lacunes, imposant des exigences strictes : chaque établissement doit présenter un dossier détaillé – autorisations d’ouverture, fiches techniques des équipements – et informer la sécurité sociale de tout changement en personnel ou matériel dans un délai de 15 jours. L’encadrement par un médecin spécialisé en radiothérapie, présent à temps plein avec une autorisation de remplacement en cas d’absence, garantit une expertise essentielle, tandis que le respect des protocoles validés par les hôpitaux publics assure une continuité thérapeutique.

Les familles, au cœur de ce dispositif, doivent déposer un dossier médical auprès de l’établissement choisi, qui soumettra la demande via une plateforme numérique. La fiche d’orientation, détaillant la maladie, la posologie et le nombre de séances, devient un sésame pour un accès rapide aux soins. Le décret autorise aussi la prise en charge des prestations annexes – hébergement, alimentation médicale, transport du patient et des accompagnateurs – remboursées par la sécurité sociale, même en cas d’effets secondaires nécessitant un retour à l’hôpital.

Cette initiative, saluée comme un progrès, doit être accompagnée d’un suivi rigoureux pour éviter les dérives commerciales. Ce décret est une lueur d’espoir dans un paysage médical souvent sombre. Il reflète une volonté politique de moderniser la santé, mais son succès reposera sur la coordination entre public et privé. Pour les familles algériennes, il s’agit d’une promesse de survie pour leurs enfants, à condition que les promesses ne restent pas lettre morte. Dans un pays où la solidarité nationale est un pilier, cet effort doit transcender les inégalités pour devenir un modèle de résilience face à la maladie. Riad

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici