ÉCONOMIE NATIONALE : Les fondements d’une croissance durable

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Diversification de l’économie, réduction des importations, essor industriel et agricole, développement de l’investissement : le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant les avancées enregistrées par l’économie nationale et tracé les perspectives pour les prochaines années. À l’horizon 2027, l’objectif est de consolider une économie forte, capable de réduire sa dépendance aux hydrocarbures tout en préservant le rôle social de l’État.

L’économie nationale amorce un tournant majeur. Lors de la Rencontre nationale avec les opérateurs économiques, tenue au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger, le président de la République a souligné les progrès réalisés depuis 2019, rappelant qu’auparavant, l’économie était fortement dépendante des recettes pétrolières et des importations. « Aujourd’hui, Dieu merci, la différence est immense. Nous sommes la troisième économie africaine et nous poursuivrons nos efforts pour faire encore mieux », a-t-il déclaré. Cette évolution repose notamment sur la réduction des importations et le développement de la production nationale. Selon le président de la République, les importations ont diminué de 40 à 42 milliards de dollars. L’Algérie a également cessé d’importer de l’essence et du kérosène et mettra définitivement fin aux importations de gasoil dès la mise en service de la nouvelle raffinerie de Hassi Messaoud. Dans le secteur pharmaceutique, le pays couvre désormais 84 % de ses besoins en médicaments, y compris des produits complexes destinés aux patients diabétiques et atteints de cancer. La contribution de l’industrie au produit intérieur brut (PIB) a, quant à elle, augmenté de 10 %, tandis que le secteur agricole représente 15 % du PIB. Le président de la République a également évoqué les investissements dans la production d’huile et de sucre ainsi que l’objectif d’autosuffisance en céréales à la fin de 2027. Le président de la République s’est également félicité des avancées enregistrées dans le domaine de l’investissement depuis la révision du cadre juridique, faisant état de 13 000 projets d’investissement réels. Le Guichet unique national de l’investissement, destiné à faciliter les investissements nationaux et étrangers, doit entrer en service le 1er janvier 2027, avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2027. L’augmentation des exportations hors hydrocarbures constitue une autre priorité. Pour le président de la République, l’État et les investisseurs doivent agir dans une logique de partenariat, chacun contribuant au développement économique du pays. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre la transition vers une économie moins administrée, tout en évitant les déséquilibres susceptibles d’affecter la situation socioéconomique. Au-delà des indicateurs économiques, Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé son attachement au rôle social de l’État. « Nous n’obéissons pas aveuglément à la loi de l’offre et de la demande », a-t-il souligné, appelant à prendre en considération les catégories les plus vulnérables et la classe moyenne face aux fluctuations des prix de certains produits, notamment les fruits et légumes. Il a, dans ce contexte, plaidé pour l’accélération de la création d’un organisme chargé de réguler l’approvisionnement du marché, notamment par le déstockage et l’achat des excédents de production auprès des agriculteurs et des producteurs. Réaffirmant que les opérateurs économiques sont des partenaires à part entière, le président de la République a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour consolider les acquis. Il a enfin chargé le ministre des Finances de prendre attache avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international afin de réexaminer les données économiques concernées, soulignant que les résultats doivent s’appuyer sur des chiffres fiables et des indicateurs précis.  Par Amina L.

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