Une vague de spéculations a envahi les réseaux sociaux après l’annonce du report d’une rencontre prévue le 16 février à Abou Dhabi entre le président turc « Recep Tayyip Erdogan » et le président des Émirats arabes unis, « Mohamed ben Zayed Al-Nahyane », plus connu sous le nom de MBZ.
Selon des sources relayées par la partie turque, la visite aurait été reportée à une date ultérieure en raison d’un problème de santé du dirigeant émirati. Parallèlement, une autre rencontre annoncée à Dubaï avec le Premier ministre grec « Kyriakos Mitsotakis » aurait également été annulée, alimentant davantage les interrogations.
Dans ce climat d’incertitude, des rumeurs évoquant le décès de MBZ se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux, sans confirmation officielle des autorités émiraties. Aucune déclaration publique formelle n’est venue étayer ces allégations, tandis que les médias officiels des Émirats arabes unis sont restés discrets sur les raisons exactes du report des rencontres diplomatiques.
Cette situation a ouvert la porte à toutes les hypothèses : simple indisposition passagère, considérations sécuritaires, ou recomposition politique interne. Dans une région où la communication institutionnelle est souvent maîtrisée et centralisée, le silence peut nourrir autant qu’il apaise.
La question n’est peut-être pas tant de savoir si « Mohamed ben Zayed Al-Nahyane » est malade, renversé ou victime d’une fausse information. La vraie interrogation porte sur la vitesse avec laquelle une rumeur peut désormais ébranler l’équilibre informationnel d’un État.
Dans l’ère numérique, le silence officiel crée un vide. Et ce vide est immédiatement occupé par des spéculations. Dans les monarchies du Golfe, où la stabilité repose en partie sur l’image d’un leadership fort et continu, la santé d’un chef d’État devient un sujet sensible, presque tabou. Le moindre report diplomatique se transforme alors en signal d’alerte interprété à travers le prisme des rivalités régionales.
Les Émirats arabes unis, aujourd’hui, acteur économique et médiateur diplomatique incontournable entre l’entité israélienne et certaines monarchies et pays arabes, toute incertitude au sommet de l’État peut provoquer des secousses.
Mais il faut aussi s’interroger sur la responsabilité collective. Les réseaux sociaux ne sont plus de simples espaces d’échange ; ils sont devenus des accélérateurs géopolitiques. Une rumeur peut influencer les marchés, les alliances, voire les équilibres régionaux. La guerre de l’information est désormais un instrument politique à part entière. Car dans un monde hyperconnecté, la rumeur est parfois plus rapide que la vérité , mais rarement plus durable.
- Par Belkacem






























