Le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a présidé une réunion du gouvernement consacrée à l’étude du projet d’une stratégie nationale pluridimensionnelle de lutte contre le trafic et la consommation de drogue et de psychotropes pour la période 2024-2029.
Ce projet, ordonné par le président de la République, vise à lutter contre ce phénomène, à en prévenir les effets et à contrer ses répercussions dangereuses sur les plans sécuritaire, économique, social et sanitaire, rapporte un communiqué du Premier ministère. «Dans ce cadre, le gouvernement a examiné les moyens de renforcer le cadre législatif de répression des différentes infractions liées aux drogues et aux substances psychotropes, notamment à travers le durcissement des peines applicables aux infractions liées aux drogues et en adaptant les dispositions procédurales de leur poursuite», a encore indiqué le communiqué dans plus de détails. Il faudra peut-être s’attendre à des amendements des textes de loi en lien avec le trafic de drogue, notamment la loi 23-05 du 7 mai 2023 modifiant et complétant la loi 04-18 du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes. Cette loi prévoit jusqu’à la réclusion à perpétuité pour certains profils criminels : les responsables de l’importation ou l’exportation de drogue, les cerveaux du trafic en bande organisée, les financiers du narcotrafic, les cultivateurs de cocaïer (arbre à coca), de pavot à opium ou de plante de cannabis… Mais les modifications apportées dans la loi de 2023 ont tracé la voie vers la «stratégie nationale multidimensionnelle» en ce qu’elle a conforté le volet prévention, impliquant divers acteurs et secteurs pour la sensibilisation, la réduction de l’offre et de la demande, et la coopération internationale. La loi prévoit également des mesures de protection et de soutien aux toxicomanes, ainsi que des obligations pour les pharmaciens et les médias. Les nouvelles modifications législatives mettent également l’accent sur la cure de désintoxication, notamment pour les mineurs, avec la possibilité d’exemption de poursuites pénales pour ceux qui s’y soumettent. Ainsi, la stratégie nationale de lutte contre la drogue et la toxicomanie 2020-2024 repose sur un équilibre entre responsabilité collective et individuelle, responsabilité de l’Etat et de la société civile. Elle s’inscrit dans la combinaison et le prolongement des quatre axes prioritaires que sont la prévention, la thérapie, la réduction des risques, la répression et la lutte contre la disponibilité des produits. Ismain































