« Sans les États-Unis, les Français parleraient allemand ! »

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La Maison-Blanche claque la porte face à la demande de restitution de la Statue de la Liberté. La polémique enfle entre Paris et Washington après la réplique cinglante de la Maison-Blanche à Raphaël Glucksmann, député européen français. Ce dernier avait ironiquement réclamé le retour de la Statue de la Liberté, estimant que les États-Unis, sous  l’ère Trump, trahissaient les valeurs qu’elle incarne. « Rendez-nous ce cadeau, vous ne le méritez plus », avait-il lancé devant ses partisans, déclenchant applaudissements et sifflets.

Karoline Leavitt, porte-parole de la présidence américaine, a balayé la requête avec un sarcasme historique : « Rappelons à ce petit politicien sans envergure que sans l’intervention américaine, les Français parleraient allemand aujourd’hui. La gratitude serait de mise ». Une référence directe au rôle des Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi une pique envers la posture critique de la France sur la politique trumpiste.

Offerte en 1886 pour célébrer l’amitié franco-américaine et les 100 ans de la Déclaration d’indépendance, la statue cristallise désormais les fractures géopolitiques. Glucksmann, coprésident de Place publique (gauche), accuse Washington d’avoir « basculé du côté des tyrans », visant les récentes alliances controversées de Donald Trump et ses réformes sociales clivantes.

Si l’UNESCO confirme que le monument appartient légalement aux États-Unis, le débat dépasse le juridique. En France, les réactions sont mitigées : certains saluent une réplique politique percutante, d’autres dénoncent une provocation inutile. Aux États-Unis, les réseaux sociaux s’enflamment, entre soutien à la réponse de Leavitt et moqueries sur « l’ingratitude française ».

L’élu, habitué des coups d’éclat, avait déjà fait polémique en liant immigration et insécurité. Mais cette fois, c’est son audace symbolique qui marque les esprits. Pour les analystes, sa sortie reflète l’inquiétude européenne face à l’isolationnisme américain et à l’effritement des alliances post-1945.

La controverse soulève une question plus large : les monuments historiques peuvent-ils être « révoqués » en cas de divergence idéologique ? En 2022, l’Ukraine avait réclamé le retour de sculptures offertes à la Russie, invoquant la trahison de Poutine. Un précédent qui donne à réfléchir…              Riad 

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