Plus d’un an après la mise en service officielle des poteaux d’éclairage public sur la route wilaya N°7, la portion reliant les communes de Kheireddine et d’Ain Boudinar reste plongée dans l’obscurité totale. Un paradoxe qui interroge sur la gestion des fonds publics dans la commune de Kheireddine.
Les travaux d’éclairage public de la CW N°7 avaient pourtant été présentés comme une avancée majeure par les autorités locales. Inaugurés en grande pompe, les poteaux flambant neufs, équipés de luminaires LED dernière génération, devaient sécuriser ce tronçon fréquenté par les automobilistes, les transporteurs et les riverains. Mais la réalité est tout autre : sur près d’un kilomètre, aucun lampadaire ne fonctionne. Seuls quelques points lumineux près du centre ‘’ponts et chaussées’’ des travaux publics, rendant la circulation nocturne particulièrement dangereuse. Selon des informations recoupées sur place, une partie du tracé a connu une défaillance technique majeure peu après la réception des travaux. L’entreprise réalisatrice a dû intervenir en urgence pour corriger les défauts. Pourtant, aucun bilan officiel n’a été communiqué aux habitants. Contactés à plusieurs reprises, les services de l’Assemblée populaire communale (APC) de Kheireddine n’ont fourni aucune explication. Ni sur les causes précises de cette panne généralisée, ni sur le calendrier éventuel d’une remise en service. Ce silence des autorités locales contraste avec les déclarations optimistes qui avaient accompagné l’inauguration. À l’époque, l’opération était présentée comme une priorité de développement rural et de sécurisation des axes de la wilaya. Aujourd’hui, l’absence de transparence alimente la colère des usagers et des élus. À l’heure où la wilaya de Mostaganem multiplie les projets d’infrastructures, ce dossier soulève une question récurrente : comment des équipements neufs, censés avoir été réceptionnés et mis en service, peuvent-ils rester inutilisables sans que quiconque en assume la responsabilité publique ? Les habitants attendent désormais une intervention rapide des services techniques de la wilaya et une communication claire de l’APC de Kheireddine. Car rouler dans le noir sur une route censée être éclairée n’est plus seulement une gêne: c’est devenu un risque quotidien que des millions de dinars n’ont, pour l’instant, pas permis d’éliminer. Charef S.






























