Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est attendu ce jeudi en Algérie pour une visite officielle qui s’annonce autrement plus consistante que sa précédente apparition en 2023, à l’occasion du coup d’envoi du CHAN. À l’époque, il ne s’agissait que d’un passage éclair. Cette fois, le patron de l’instance mondiale du football passera toute une journée sur le sol algérien, avec un agenda particulièrement dense et des enjeux à la fois sportifs et institutionnels.
Cette venue n’est pas le fruit du hasard. Elle a été longuement préparée en amont, notamment par le président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), Mustapha Berraf. Lors d’une conférence de presse animée à Alger à la fin du mois de février, ce dernier avait révélé avoir échangé directement avec Gianni Infantino afin de concrétiser ce déplacement. Berraf avait également insisté sur l’importance de donner à cette visite une dimension politique, en souhaitant qu’elle soit marquée par une audience avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Un souhait visiblement exaucé, puisque cette rencontre au sommet figurerait bien au programme du séjour du dirigeant suisse. Au cœur de cette visite, l’audience que le chef de l’État accordera à Gianni Infantino devrait constituer un moment fort. Plusieurs dossiers seront abordés, notamment ceux liés aux préoccupations de la Fédération algérienne de football, mais aussi et surtout la situation du football africain. Les dysfonctionnements observés au sein de la CAF devraient ainsi être évoqués, un sujet déjà soulevé par Mustapha Berraf lors de ses précédents échanges avec le président de la FIFA. La question de la gouvernance de l’instance panafricaine, régulièrement pointée du doigt, s’impose comme un thème central.
Par Rachid






























