Pour diversifier son économie : L’Algérie mise sur l’Afrique

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Dans un contexte africain en pleine mutation économique, l’Algérie accélère la mise en œuvre de sa stratégie d’intégration continentale. Portée par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et appuyée par l’action de ses entreprises publiques, cette dynamique traduit une volonté affirmée de positionner le pays comme un acteur économique majeur en Afrique, capable de promouvoir ses exportations et de développer des partenariats structurants et durables.

L’orientation africaine de la politique économique algérienne s’inscrit dans une vision globale visant à diversifier les partenaires commerciaux du pays et à réduire la dépendance aux hydrocarbures. Cette stratégie repose sur le développement des exportations hors pétrole, le renforcement de la présence des produits algériens sur les marchés africains et la consolidation des échanges intra-continentaux. Dans ce cadre, la ZLECAf constitue un instrument central. Cet espace économique, regroupant plus d’un milliard de consommateurs, offre des perspectives importantes pour les opérateurs économiques algériens. La réduction progressive des barrières douanières et la facilitation des échanges ouvrent la voie à une nouvelle dynamique commerciale, que les autorités entendent exploiter pleinement. Les pouvoirs publics multiplient les initiatives de sensibilisation et d’accompagnement des exportateurs afin de mieux les préparer à ce vaste marché continental. L’objectif est de permettre aux entreprises nationales de saisir les opportunités offertes par la libéralisation progressive des échanges africains. Les secteurs ciblés sont multiples : industrie, agriculture, pharmacie, services et équipements. L’Algérie ambitionne ainsi de s’imposer comme une plateforme régionale capable de fournir des produits compétitifs et de qualité, tout en renforçant sa place dans les chaînes de valeur africaines. Cette approche s’accompagne également d’un effort d’amélioration des infrastructures logistiques, notamment les ports, les zones franches et les dispositifs de transport, afin de faciliter l’exportation vers les marchés africains. Sur le plan opérationnel, les groupes publics participent activement à cette dynamique. Le groupe Naftal développe plusieurs projets de coopération avec des pays voisins, dont le Niger, notamment dans la réalisation d’unités de remplissage de gaz butane et l’approvisionnement en carburants. Ces initiatives s’accompagnent de programmes de formation et de transfert de savoir-faire au profit des partenaires africains. De son côté, Sonelgaz, à travers ses filiales industrielles, renforce sa présence sur le continent en mettant en avant son expertise dans les équipements électriques et gaziers. Les échanges récents avec plusieurs pays africains, dont le Mozambique et la Côte d’Ivoire, témoignent d’un intérêt croissant pour la coopération dans le domaine énergétique. À travers ces actions, l’Algérie confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur économique et énergétique de référence en Afrique, en s’appuyant sur une approche basée sur le partenariat, l’intégration régionale et la valorisation de ses capacités industrielles. Par Amina L.

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