APRÈS L’OPEP : Abou Dhabi menace de quitter la Ligue arabe

0
109

Selon des sources diplomatiques recoupées, le nouveau secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, s’emploierait en coulisses à contenir les velléités de distanciation des Émirats arabes unis.

Une situation qui suscite une certaine préoccupation au Caire, dans un contexte où l’organisation panarabe peine déjà à renforcer son influence face aux crises régionales successives. Ce scénario rappelle le précédent du retrait émirati de certaines structures de coordination énergétique, notamment l’OPEP+, qui avait alimenté de nombreuses spéculations sur une recomposition des équilibres pétroliers. À cette occasion, le président Abdelmadjid Tebboune avait relativisé l’impact de cette décision, la qualifiant de « non-événement », estimant que le centre de gravité de l’organisation demeure l’Arabie saoudite. Au-delà du secteur énergétique, cette lecture met en lumière une réalité plus large concernant les organisations régionales : toutes les prises de distance n’ont pas le même poids stratégique. Dans une structure comme la Ligue arabe, souvent fragilisée par des divergences politiques profondes, l’équilibre interne repose davantage sur l’influence des principaux acteurs que sur l’unanimité formelle. Depuis la crise syrienne, la Ligue arabe peine à retrouver une position commune. Les divisions entre États membres, notamment sur la normalisation avec Damas, ont progressivement affaibli sa capacité à produire des décisions consensuelles et opérationnelles, réduisant parfois son rôle à des déclarations sans impact concret. Dans ce contexte, les signaux de réserve exprimés par Abou Dhabi apparaissent moins comme une rupture que comme un indicateur supplémentaire des tensions internes qui traversent l’organisation. La question centrale reste celle de sa capacité à redevenir un cadre efficace de concertation politique dans un espace arabe marqué par des intérêts divergents. Dans tous les cas, une éventuelle redéfinition de la participation de certains États membres soulèverait davantage un enjeu de crédibilité et de cohésion que de fonctionnement immédiat. Par Nadine

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici