CORRUPTION : Ouverture du procès de Abdelhamid Temmar le 5 mai

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La Cour du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a fixé au 5 mai prochain l’ouverture du procès relatif à une affaire de transactions portant sur la cession présumée d’actifs publics dans le cadre d’opérations de privatisation contestées, impliquant l’ancien ministre de la Participation et de la Promotion de l’investissement, Abdelhamid Temmar, en fuite, ainsi que plusieurs autres prévenus, dont un homme d’affaires.

Ce dossier, inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des biens publics, porte sur des faits présumés liés à la cession d’une entreprise publique relevant du secteur des minoteries et des produits agroalimentaires, au profit d’une société privée, pour un montant qualifié de symbolique. Selon les éléments de l’enquête judiciaire, les faits reprochés concernent notamment des opérations de privatisation ayant abouti au transfert d’actifs immobiliers et industriels à des valeurs jugées largement inférieures à leur estimation réelle, ainsi que des irrégularités dans les procédures d’évaluation et de validation des biens cédés. Le dossier met en cause plusieurs décisions prises dans le cadre de dispositifs de privatisation adoptés au milieu des années 2000, notamment des délibérations du Conseil des participations de l’État, qui auraient permis la cession d’unités de production et d’actifs annexes dans des conditions contestées. Les investigations judiciaires font également état de soupçons de dépassement de procédures légales, d’évaluations financières jugées sous-estimées et de décisions administratives ayant facilité la cession de biens publics dans des conditions préférentielles. Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation relevant de la législation relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, notamment l’abus de fonction, la dilapidation de deniers publics, l’octroi d’indus avantages, ainsi que des faits présumés de blanchiment d’argent. Ce dossier, qui sera examiné par la juridiction spécialisée, s’inscrit dans une série d’affaires liées à la gestion et à la privatisation de biens publics, révélant des dysfonctionnements ayant fait l’objet d’enquêtes approfondies de la part des autorités judiciaires compétentes. Par Amina L.

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