Au Mali, des combats et des affrontements violents entre l’armée régulièrement et des groupes armés ont été signalés dès les premières heures de la matinée de samedi au niveau de plusieurs grandes villes notamment à Bamako la capitale mais aussi à Kidal, Sévaré et Gao.
« Des groupes armés, non encore identifiés, ont pris pour cibles samedi 25 avril 2026 certains points et casernes de la capitale et de l’intérieur » du Mali, affirme l’armée malienne dans ce communiqué. « Nos forces de défense et de sécurité sont actuellement engagées à anéantir les assaillants », ajoute le communiqué. Dans un communiqué distinct, l’armée a précisé que « la situation est sous contrôle » en dépit de tirs toujours entendus et « plusieurs terroristes ont été neutralisés et des équipements détruits ». Les opposants touareg maliens du Front de Libération de l’Azawad (FLA) ont revendiqué la prise de contrôle de la ville-clé de Kidal, dans le nord du pays, après avoir attaqué cet ex-bastion de leur rébellion qui était jusqu’ici occupé par l’armée malienne et des militaires russes. « La ville de Kidal est passée sous contrôle de nos forces armées », a écrit FLA sur Facebook. « Le gouverneur de Kidal s’est réfugié avec ses éléments au sein de l’ex-camp de la Minusma », la mission de l’ONU, a précisé à l’Agence France-Presse (AFP), Mohamed Elmaouloud Ramadane, porte-parole des rebelles maliens. L’AFP n’était pas en mesure immédiatement de vérifier cette revendication de source indépendante. A Bamako, des hélicoptères tournaient samedi matin au-dessus de la ville dans les environs de l’aéroport. Les rues de la capitale malienne étaient désertes et des déflagrations entendues par intermittence depuis tôt le matin, a constaté un journaliste de l’AFP. Les tirs sont entendus du côté de la base 101 de Senou, zone où se trouve aussi l’aéroport de Bamako. Les détonations sont souvent espacées de quelques minutes avant de reprendre avec la même intensité. L’ambassade des Etats-Unis à Bamako et l’ONU ont demandé à leurs employés d’éviter tout déplacement non essentiel et de rester cher eux. Des tirs ont aussi été entendus à Kati, qui abrite la résidence du chef de la junte, le général Assimi Goïta, ont rapporté l’AFP et Associated Press. Sur les réseaux sociaux, des habitants de Kati et de la zone aéroportuaire ont publié des images de leurs maisons détruites par les déflagrations. Outre Bamako et Kati, ces tirs ont aussi été entendus tôt samedi, selon des témoins, à Gao, plus grande ville du nord du Mali, et dans la localité de Sévaré.






























