PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES : Saïd Saâyoud dénonce des hausses ‘’injustifiées’’

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La hausse des prix des fruits et légumes de saison continue de peser sur le budget des ménages. Tomates, pommes de terre, poivrons, aubergines et haricots figurent parmi les produits dont les prix affichent des niveaux élevés, y compris en période de production. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales, de l’Aménagement du territoire et des Transports, Saïd Saâyoud, a dénoncé des hausses qu’il a qualifiées d’« injustifiées », estimant que certains prix ne correspondent pas au caractère saisonnier des produits concernés. S’exprimant en marge de l’installation du nouveau wali de Ksar El-Boukhari, le ministre a notamment cité le prix de la tomate, dont le kilogramme a atteint 200 dinars. Il s’est interrogé sur ce niveau de prix pour un produit disponible en saison, déclarant : « Je n’ai jamais vu, en 60 ans, des prix à ce niveau en août ». Le ministre a relevé le paradoxe d’une situation où des fruits et légumes produits en période saisonnière, et qui devraient être accessibles au plus grand nombre, deviennent difficiles à acquérir pour de nombreux consommateurs, y compris une partie de la classe moyenne. Saïd Saâyoud a toutefois écarté toute mise en cause des agriculteurs et des petits commerçants. « Je n’accuserai jamais l’agriculteur », a-t-il affirmé, rappelant que les producteurs « travaillent pour nourrir les Algériens et les Algériennes ». Pour le ministre, la multiplication des intermédiaires entre le producteur et le consommateur constitue notamment l’un des facteurs expliquant les écarts de prix. Chaque intermédiaire intervenant dans le circuit de distribution peut, selon lui, contribuer à une augmentation du prix final. « Il y a beaucoup d’intermédiaires dans cette opération, une accumulation d’intermédiaires à tous les niveaux », a-t-il déploré. Appelant les différents intervenants à davantage de responsabilité et au respect de l’éthique commerciale, le ministre a insisté sur la nécessité de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. « Le commerce, c’est d’abord une question d’éthique avant d’être autre chose, surtout lorsqu’il s’agit du pouvoir d’achat du simple citoyen », a-t-il souligné. Il a également assuré que l’Etat suivait l’évolution des marchés et disposait des moyens nécessaires pour intervenir. « L’Etat est présent et avec la force nécessaire », a-t-il affirmé, précisant que l’objectif n’était pas de pénaliser les agriculteurs ou les commerçants, mais de permettre à chacun de réaliser une marge raisonnable, tout en préservant le pouvoir d’achat des consommateurs. La question concerne également la viande blanche. Saïd Saâyoud a évoqué les difficultés rencontrées par cette filière à la suite des incendies ayant touché plusieurs régions de l’est du pays, auxquelles se sont ajoutées les fortes chaleurs. Selon lui, la situation devrait progressivement revenir à la normale dans les prochains jours.  Nadine

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