À l’ouest de Mostaganem, la commune de Touahria cultive plus que sa terre. Elle fait vibrer un héritage agricole et artistique qui défie le temps.
Ici, l’agriculture n’est pas un métier. C’est une identité. Bercée par un climat méditerranéen clément, Touahria étale ses terres fertiles où le blé danse avec le vent. Céréales et élevage forment l’épine dorsale d’une économie locale tissée par des générations d’hommes et de femmes attachés à leur sol.
Mais réduire Touahria à ses champs serait passer à côté de son essence. Le village bat au rythme de traditions vivaces. Dans les mariages, les fêtes, les veillées, la solidarité n’est pas un mot : c’est un mode de vie qui soude la communauté.
La voix de la terre
Car Touahria, c’est aussi une capitale du chant bédouin. Son nom résonne avec celui de Cheikh Hamada, monument de la chanson populaire algérienne, dont l’écho traverse encore les mémoires. Et l’histoire continue de s’écrire. Né en 1940 dans la commune, Cheikh Ben Dhehiba Touahri porte toujours haut le flambeau. Gardien infatigable de ce patrimoine oral, il transmet, de sa voix, l’âme de la badiya aux nouvelles générations.
L’avenir enraciné
Aujourd’hui, Touahria regarde devant sans tourner le dos à son passé. La municipalité mise sur le développement : soutien à l’agriculture, modernisation des infrastructures. L’objectif ? Répondre aux aspirations des habitants tout en préservant cette identité culturelle, source de fierté inébranlable.
Dans cette dynamique, la commune connaît ces jours-ci une véritable effervescence. Plusieurs chantiers sont en cours à travers son territoire, portant sur la réhabilitation des routes et l’aménagement des trottoirs. Une opération qui vise à améliorer le cadre de vie des citoyens, à facilite l’âmer la mobilité et à offrir un visage urbain plus moderne et harmonieux.
Entre l’odeur du blé mûr et les notes d’une gasba, Touahria trace sa voie. Un territoire l’âme où la terre nourrit les corps et où la culture nourrit les âmes. La preuve vivante que modernité et authenticité peuvent faire bon ménage.
Par Hadj Benaceur






























