Inde : Serpents et crocodiles contre migrants

0
64
Face à la persistance de l’immigration clandestine en provenance du Bangladesh, l’Inde explore des solutions pour le moins atypiques.

Selon plusieurs sources concordantes, les autorités indiennes envisageraient de tirer parti de la faune locale — notamment des serpents et des crocodiles — pour renforcer la surveillance naturelle de certaines zones frontalières difficiles d’accès.

Les deux pays partagent une frontière longue de plus de 4 000 kilomètres, dont une grande partie traverse des terrains particulièrement complexes : deltas fluviaux, marécages et mangroves issus des fleuves descendant de l’Himalaya. Ces espaces, souvent impraticables et dépourvus de clôtures physiques, constituent des points de passage privilégiés pour les migrants clandestins.

Dans ce contexte, l’idée d’utiliser des reptiles comme « barrière naturelle » s’inscrit dans une logique de dissuasion. Certaines zones, notamment dans les régions marécageuses proches du delta du Gange, abritent déjà une forte population de crocodiles et de serpents, dont la présence pourrait être exploitée pour limiter les traversées illégales.

Toutefois, cette approche soulève de nombreuses interrogations. Sur le plan éthique, elle interroge sur l’utilisation d’animaux sauvages à des fins sécuritaires. Sur le plan pratique, son efficacité réelle reste incertaine face à des réseaux d’immigration souvent bien organisés et déterminés.

Des experts en sécurité frontalière estiment que cette stratégie, si elle est confirmée, relèverait davantage d’une mesure symbolique ou dissuasive que d’une solution structurelle. D’autres soulignent les risques environnementaux et humains qu’une telle initiative pourrait engendrer.

  • Par Belkacem

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici