AFFAIRE DE CORRUPTION : L’ex-ministre Ali Aoun condamné à 5 ans de prison

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Le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a rendu lundi, un verdict lourd dans une affaire de corruption impliquant plusieurs anciens responsables et opérateurs économiques, au terme d’un procès suivi avec attention.

L’ancien ministre de l’Industrie et de l’Industrie pharmaceutique, Ali Aoun, a été condamné à cinq (5) ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars. Son fils a également été condamné à six (6) ans de prison ferme dans le cadre de la même affaire, liée à des soupçons de transactions irrégulières et de marchés controversés. Selon le jugement prononcé, l’affaire porte sur des opérations suspectes conclues au sein du groupe public sidérurgique IMETAL, basé à Annaba, notamment dans les segments liés à la vente et à l’achat de ferraille ainsi que de résidus de cuivre. Les investigations judiciaires ont mis en évidence de fortes présomptions de manipulation des prix et de possibles atteintes aux deniers publics. Dans le même dossier, le tribunal a prononcé des peines différenciées à l’encontre des autres mis en cause. L’homme d’affaires surnommé « Nounou Manita » a écopé de dix (10) ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un million de dinars. Le PDG du complexe sidérurgique d’El Hadjar, Karim Boulaioune, a été condamné à trois (3) ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars, tandis que le directeur général de l’Entreprise nationale de fonderie « Fondal », Salah Nouredine, a reçu la même peine. D’autres prévenus, dont des opérateurs économiques et responsables d’organisations privées, ont été condamnés à des peines de cinq (5) ans de prison ferme, avec des amendes similaires. À l’inverse, plusieurs cadres et dirigeants d’entreprises, notamment dans les secteurs pharmaceutique et de l’importation automobile, ont bénéficié d’un acquittement. L’ancien ministre était poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, dont la dilapidation de deniers publics, l’abus de fonction et d’influence, ainsi que la perception d’avantages indus. Ces faits auraient été commis dans le cadre de la gestion et de l’attribution de marchés publics liés à des activités industrielles stratégiques. Le procès, ouvert le 8 avril dernier, avait été mis en délibéré avant que le verdict ne soit prononcé ce lundi par la juridiction spécialisée, dans une affaire qui continue de susciter un vif intérêt au sein de l’opinion publique en raison de la sensibilité des secteurs concernés. Par Amina L.

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